Marc-André Ter Stegen (FC Barcelone)
Marc-André Ter Stegen (FC Barcelone) encaisse un but sur une tête de Marco Verratti (PSG) | AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

PSG-Barça: le rideau de fer catalan s'est ouvert

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Hermétique lors des sept premières sorties de la saison, l'arrière-garde barcelonaise a connu une soirée difficile sur la pelouse du Parc des Princes. Le PSG s'en est donné à coeur joie, trompant à trois reprises Marc-André ter Stegen, loin d'être impérial dans ses cages. Et que dire de la prestation des latéraux Dani Alvès et Jordi Alba...

Vingt-sixième minute de jeu. Le PSG a ouvert le score, rejoint immédiatement par le Barça. Revigorés, les Blaugrana font le siège du but de Sirigu. A 45 mètres de ses cages, Jordi Alba hérite du ballon. Présomptueux, le latéral gauche espagnol, déjà mis au supplice par la vitesse de Lucas depuis le début du match tente un dribble risqué. Ce dernier n'en espérait pas tant. Il s'empare du cuir et file vers les buts barcelonais. L'international auriverde transmet à Pastore qui ne parvient pas à conclure mais obtient un corner. Thiago Motta le botte au second poteau où ter Stegen oublie d'intervenir. Rakitic trop court, Verratti est tout heureux de placer une tête victorieuse sous le bras droit du portier allemand. Ces deux actions illustrent à merveille la suffisance et la médiocrité dont a fait preuve la défense catalane. La perte de balle coupable de Jordi Alba n'était pas la première des visiteurs dans ce match. Peut-être rassurés par l'absence d'Ibrahimovic à la pointe de l'attaque parisienne, les joueurs défensifs de Luis Enrique se sont montrés sous leur plus mauvais jours.

Défense de fer devenue défense de terre

Dès la 4e minute, Busquets s'oubliait face à Thiago Motta à 25 m de ses bois. Idem huit minutes plus tard, devant Cavani cette fois, à la suite d'une relance affreuse de Mathieu plein axe. La frappe de l'international uruguayen ne prenait pas le cadre mais ter Stegen s'envolait pour assurer le coup. Un peu plus tôt, Dani Alvès avait pris un carton jaune pour avoir contré de la main un ballon perdu suite à une tentative de grand pont avortée (6e) aussi condamnable que la passivité de Mascherano sur l'ouverture du score. Au marquage de David Luiz, l'Argentin, si hargneux d'habitude avait laissé son agressivité dans l'avion. Son homologue brésilien avait tout le loisir de contrôler puis de frapper sans opposition (1-0, 11e). Elche, Villareal, Bilbao, Nicosie, Levante, Malaga et Grenade, aucun de ces clubs n'était parvenu à faire sauter le verrou catalan. Pour son premier gros test, il n'a même pas résisté un quart d'heure. Et a sauté à trois reprises.

Ter Stegen oublie de sortir

Dès l'entame de la seconde période, Van der Wiel a pu déposer un centre au cordeau sans opposition dans les six mètres de ter Stegen. L'ancien de Monchengladbach est resté paralysé sur sa ligne tandis que Dani Alvès se laissait déborder par Matuidi, seul pour tripler la mise entre les jambes du dernier rempart barcelonais arrivé cet été d'Allemagne. Le PSG n'a cadré que cinq tirs pour trois réalisations. Il a fallu une frappe peu puissante à ras de terre de Pastore au terme d'une belle chevauchée (60e) et un tir mou de Cavani en fin de match pour que la prestation du remplaçant de Victor Valdès prennent un tantinet de relief. Peu inspiré, le Matador n'a pas beaucoup pesé sur l'arrière-garde du Barça. Pourtant, elle n'était pas dans un grand soir... 

Jerome Carrere