PSG, 6 bonnes raisons d’y croire

PSG, 6 bonnes raisons d’y croire

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Favori sur le papier, le Paris Saint-Germain a raté son match aller contre Manchester City. Des stars décevantes, des joueurs fatigués en fin de match, des avertissements qui entraînent une suspension pour deux titulaires (Blaise Matuidi et David Luiz) : rien n’allait vraiment. Il existe pourtant des solutions pour arracher la qualification mardi soir en Angleterre. Petit florilège de ces éléments favorables qui pourraient peser au retour.

Le PSG ne peut pas être plus mauvais

Paris a effectué une belle campagne européenne jusqu’à cet accroc de mercredi. Lors de la phase de groupes, le PSG avait malmené le Real à Bernabeu malgré la défaite (1-0). Les hommes de Laurent Blanc avaient fait carton plein contre les deux autres adversaires du groupe A, le Chakhtar Donetsk (2-0, 3-0) et Malmö (2-0, 5-0). S’il retrouve son niveau de l’hiver, le club parisien peut faire mal à City qui n’est pas non plus un ogre. Concéder un 2-2 contre le Bayern ou le Barça (comme lors du quart de finale aller en 2013) est rédhibitoire. C’est moins le cas face aux Citizens.

Le PSG sera plus solide en défense

L’absence de David Luiz n’est pas la plus préjudiciable. Beaucoup moins en tous cas que celles de Matuidi (suspendu également), Pastore ou Verratti dont la qualité technique a grandement fait défaut aux Parisiens contre les Skyblues. David Luiz, qui n’a jamais été un grand défenseur même s’il possède certaines qualités, sera remplacé dans l’axe de la défense par Marquinhos. Le jeune Brésilien est beaucoup plus solide, nettement plus vigilant et il gagne la plupart de ses duels. Il formera une belle charnière avec l’indispensable Thiago Silva. Sans surprise, Maxwell sera de nouveau titulaire tout comme Aurier qui ne pourra pas faire pire que sa prestation de mercredi, indigne de son réel niveau.

Ibrahimovic doit une revanche à ses fans

Les supporters du PSG n’ont pas reconnu leur Zlatan ce mercredi. Celui qui survole le classement des buteurs de Ligue 1 avec 30 buts a énormément déçu : un penalty tiré comme souvent au même endroit, que Joe Hart a parfaitement détourné puis un face à face manqué avec le gardien de l’équipe d’Angleterre ont mal lancé son match. Un but -chanceux- et un tir sur la barre transversale au plus fort de la domination parisienne (à 2-1) ont réhaussé sa pâle prestation, aux antipodes de ses deux duels face à Chelsea. Si l’attaquant suédois ne veut pas que les critiques sur ses prestations dans les grandes occasions de C1 ressortent, il doit sortir un gros match.

La défense de City est médiocre

Malgré les absences de Sterling et Yaya Touré, et même si Kun Aguero a été transparent au Parc des Princes, Manchester City est réputé pour son attaque prolifique, la deuxième de Premier League. Mais la défense n’est pas le point fort des hommes de Manuel Pellegrini. Une bévue énorme du duo Hart-Fernando a coûté l’égalisation aux visiteurs, et la charnière centrale Otamendi-Mangala ne s’est pas toujours montrée très rassurante. Le deuxième but parisien, où personne n’empêche Rabiot de reprendre le cuir, en est la parfaite illustration. Les attaquants du PSG devront en profiter au retour.

Un réajustement tactique

Puisqu’il faudra gagner à l’Etihad Stadium, à moins de faire un 2-2 et d’envisager une prolongation, Laurent Blanc doit réordonner sa formation en la rendant plus offensive. Ne pas hésiter à déplacer Di Maria sur le côté gauche -vu que Matuidi est suspendu- afin d’aligner un trident très offensif composé de Cavani, Ibrahimovic et Lucas. Le Brésilien sera peut-être le facteur X d’un PSG revanchard. Il possède la vitesse et le talent pour créer des brèches dans l’arrière-garde bleue. Et s’il veut justifier les 42 millions d’euros dépensés par les dirigeants qatariens sur son nom, c’est le moment.

Le PSG est fort à l’extérieur

Une seule défaite concédée à l’extérieur cette saison en Ligue 1 (Lyon, 2-1), et un seul échec –contre le cours du jeu- hors du Parc des Princes en C1 (1-0 à Madrid). Le PSG sait voyager. Il l’a d’ailleurs prouvé lors de ses campagnes précédentes en Ligue des champions en allant chercher des résultats chez des cadors dans les matches couperets (2-1 à Valence, 1-1 à Barcelone en 2013, 4-0 à Leverkusen en 2014, 2-1 à Chelsea en 2016). Rien ne semble impossible pour peu que Paris retrouve son assise défensive et sa mainmise sur le jeu afin de manœuvrer son rival mancunien.

Grégory Jouin @GregoryJouin