Mesut Ozil et Mathieu Valbuena
Mesut Ozil et Mathieu Valbuena | BERTRAND LANGLOIS / AFP

OM-Arsenal : Marseille a trop gâché

Publié le , modifié le

Au terme d’un match très rythmé, Arsenal a finalement pris la mesure d’une équipe marseillaise trop imprécise dans le dernier geste (2-1). Dans le même temps, Naples, qui a triomphé de Dortmund sur le même score (2-1), rejoint Arsenal en tête du groupe F.

La même question florissait partout dans la presse sportive : l’OM sera-t-il à la hauteur ? Les Phocéens, qui n’ont plus gagné en championnat depuis 3 semaines et demi, parviendraient-ils à triompher d’Arsenal, qui pointe à la deuxième place du championnat anglais ? Petit poucet du groupe le plus relevé de la mythique compétition européenne, les partenaires de Valbuena savent bien qu'ils doivent hausser leur niveau de jeu pour créer l’exploit.

Alors, face à une équipe qui regorge de talents et de joueurs capables de faire la différence à tout moment, il fallait marquer. Et l’efficacité, c’est justement ce qui aura manqué à des joueurs marseillais qui ont inlassablement buté le gardien londonien Szczesny. Pour finalement s’incliner.

Pourtant, Marseille a joué

Pendant la première période, Marseille s’est montré à la hauteur de l’enjeu. Les joueurs d’Elie Baup se montraient rapidement dangereux: après seulement deux minutes de jeu, Gignac et Valbuena trouvaient tour à tour le cadre, mais Szczesny restait vigilant. Côté Gunners, Ozil et Wilshere ont eu du mal à trouver Giroud : en dehors d'une frappe cadrée de Walcott, Steve Mandanda n’avait pas beaucoup de ballons à se mettre sous la dent. En face, André Ayew donnait du fil à retordre au dernier rempart anglais. Sur un centre de Payet côté droit, le Ghanéen s'envolait au-dessus de la défense anglaise et plaçait un superbe coup de tête décroisé, mais le ballon passait au ras du poteau alors que Szczesny était battu.

Curieusement, Arsenal ne parvenait pas à se dépêtrer de la pression exercée par le milieu marseillais. Ayew, énorme ce mercredi soir, montait en régime et Gianelli Imbula, à tout juste 20 ans, parvenait régulièrement à percer le premier rideau défensif. Les Marseillais combinaient bien, et dernière Lucas Mendes et N’Koulou contenaient les assauts de Walcott. A la mi-temps, l'OM avait des raisons d'espérer. 

Arsenal, la leçon d’efficacité

Mais là est justement la force des grandes équipes : même dominées, elles parviennent, sur un coup de patte, à faire la différence. Au contraire des Ciel et Blanc, qui continuaient à pécher dans le dernier geste.
Au retour des vestiaires, Gignac n’avait toujours pas réglé la mire, et Valbuena se montrait encore trop imprécis. Ce n’est pas faute d’avoir des occasions : à la 60e, Payet expédiait un centre tendu devant la cage de Szczesny, qui créait la panique dans la défense londonienne. Mais sur leurs deux plus grosses opportunités du match, Walcott (65e) et Ramsey (84e) venaient tour à tour plomber les espoirs marseillais. 
Le pénalty transformé par Jordan Ayew (90e) était presque anecdotique. Comme il y a deux ans, l’OM a succombé sur ses terres face à Arsenal.

Dans le même groupe, Naples s'est imposé face à Dortmund (2-1). Grâce à une tête d'Higuain (29e) et un coup franc surpuissant de Lorenzo Insigne (67e), les Napolitains s'offrent un beau succès en triomphant des finalistes de la dernière Ligue des Champions. A noter l'expulsion de Roman Weidenfeller, le gardien de l'équipe allemande, juste avant la mi-temps (45e).

Vidéo: les réactions d'après match

Jean Charbon