Olivier Giroud Arsenal
L'attaquant d'Arsenal Olivier Giroud et son partenaire Alex Oxlade-Chamberlain | AFP - IAN KINGTON

Olympiakos-Arsenal : malgré les blessures, les Gunners croient aux 8e de finale

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Arsenal va disputer une véritable finale lors de son déplacement contre l’Olympiakos mercredi soir. Pour la première fois depuis la saison 2001-2002 ans, Arsène Wenger pourrait rater les 8e de finale. Mais l’Alsacien croit en son équipe, décimée par les blessures.

Pour rejoindre les 8e de finale pour la douzième année consécutive, Arsenal va devoir vaincre une fâcheuse manie, celle de perdre sur la pelouse de l’Olympiakos. En trois déplacements en 2009, 2011 et 2012, les Gunners sont toujours repartis bredouille du Pirée. Mais contrairement aux autres années, une défaite mercredi soir en Grèce aurait de plus graves conséquences puisque Arsenal laisserait l’Olympiakos accompagner le Bayern en 8e de finale et serait reversé en 16e de finale de la Ligue Europa.

Cette éviction dès les phases de poule serait une première depuis seize ans et la saison 2001-2002. Pour éviter cette triste première fois, les Londoniens n’ont pas le choix, ils doivent s’imposer en Grèce par deux buts d’écart ou alors gagner en marquant au moins trois buts. Une mission pas forcément évidente alors que l’effectif est victime d’une cascade de blessures et que l’équipe sort à peine d’une mauvaise passe.

Une victoire salutaire

Arsène Wenger et ses hommes veulent d’autant plus y croire qu’ils se sont remis dans le bon sens en championnat qu’ils ont retrouvé la victoire. Avant ce succès 3-1 contre Sunderland, Arsenal avait perdu contre WBA et fait deux nuls contre Tottenham et Norwich. Une spirale négative dont les coéquipiers d’Olivier Giroud – buteur ce week-end – sont sortis. Au bon moment selon leur entraîneur. "Pour notre confiance, c’était vital. Si nous n’avions pas gagné, tout le monde aurait parlé des absents et du fait que nous n’avions pas gagné depuis quatre matches en championnat. Pour la sérénité de l’équipe, c’est mieux de préparer l’Olympiakos avec une victoire", a déclaré Arsène Wenger ce lundi. Regonflé par ce succès, Arsenal peut s’attaquer à cet obstacle grec avec la volonté de poursuivre sa route européenne. "Ce n'est pas un secret, j'espère que nous pourrons rester (en course). Mais personnellement, le record ne signifie pas grand-chose. C'est important pour le club et les joueurs. Notre travail sera de gagner, ce qui est toujours demandé".

Vaincre les vents contraires

Une qualification serait un petit miracle pour Arsenal qui ne comptait que trois points après quatre journées de Ligue des champions. Battu trois fois sur quatre dont une raclée à Munich (1-5), les hommes d’Arsène Wenger ont étrillé le Dynamo Kiev à la fin novembre et se sont offerts cette "finale" en Grèce. Cadeau bonus, ils ont même leur destin en mains grâce aux Bavarois qui, en atomisant les Grecs, les ont maintenu à porter de crampons des Gunners. "La chose positive, c'est que nous savons exactement ce qu'on a à faire. Nous savons qu'on y va pour gagner. Nous allons faire ce que nous pouvons et espérons passer. Nous avons notre destin en main".

Un destin qui s’acharne d’ailleurs sur l’effectif puisque l’infirmerie affiche encore et toujours complet. Les longues blessures de Santi Cazorla, Alexis Sanchez et Francis Coquelin sont venues s’ajouter à celles de Jack Wilshere, Danny Welbeck, Tomas Rosicky et Mikel Arteta, absents de longue date. Heureusement pour les Gunners, Mezut Ozil tient la baraque en ce moment. L'Allemand a encore été décisif contre Sunderland avec deux passes décisives. En cas de qualification, Arsène Wenger devrait retrouver un effectif plus pléthorique pour le rendez-vous des 8e de finale en février. Un rendez-vous auquel Arsenal a envie de rester fidèle.