OL : Mais c'était quoi cette saison complètement folle ?

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Auteur·e : Andréa La Perna
Caqueret Lyon

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Eliminé de la Ligue des champions aux portes de la finale par le Bayern Munich (3-0), l’Olympique Lyonnais a bouclé sa saison complètement folle ce mercredi. Alors qu’une succession d’échecs et de déceptions difficilement surmontables semblaient conduire le club rhodanien à son pire exercice depuis plus 20 ans, il l’a terminé sur un petit nuage à Lisbonne, fanny mais avec de quoi envisager un avenir prometteur.

C’est officiel. Pour la première fois depuis 1996, l’Olympique Lyonnais ne disputera pas de compétition européenne. Le tout frais demi-finaliste sortant de la Ligue des champions devra ronger son frein au moins toute une saison avant de goûter à nouveau à la saveur de la prestigieuse compétition. Tiraillé par des sentiments contraires, l’OL va pouvoir prendre une respiration pour faire le bilan d’une saison mouvementée.

Déceptions pragmatiques

D’un point de vue purement froid et pragmatique, il n’y a pas de quoi bomber le torse. Si le verre est à moitié vide, on notera que Lyon n’a terminé qu’à une très pâle 7e place en Ligue 1 et que la disette de trophées qui court depuis 2012 n’a pas pris fin en dépit d’une finale de Coupe de la Ligue. Et surtout, l’absence prochaine de compétition européenne pourrait provoquer les départs de joueurs clés de l’effectif dont Houssem Aouar ou Memphis Depay. Et ajoutez à cela le manque à gagner lié à l’interruption anticipée du championnat de France.

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D’un autre côté, Lyon va pouvoir entamer un nouveau cycle sur la lancée de sa folle campagne européenne, au cours de laquelle il aura fait tomber les géants que sont la Juventus Turin et Manchester City (avec un pactole de 89 millions d’euros à la clé, ndlr). Les conflits ouverts entre une partie des supporters et Rudi Garcia, ou encore Marcelo, ont été réglés. Et avec l’émergence de pépites formées au club comme Maxence Caqueret ou Rayan Cherki et l’arrivée récente de Bruno Guimaraes, l’OL a de quoi envisager un avenir sportif radieux.

Juninho a déclaré au micro de RMC Sport après l'élimination face au Bayern que l'équipe pouvait "sortir la tête haute". Employant la même rhétorique, Garcia a insisté sur l'importance de se reconcentrer sur la Ligue 1, dont la reprise est imminente. "C'est la L1 qui nous emmène ici en Ligue des champions", a insisté Juninho. La bonne nouvelle pour le club rhodanien est qu'il pourra pleinement se consacrer au championnat pour retrouver l'Europe dès la saison prochaine.

Satisfactions inespérées

Pas de Coupe de la Ligue, pas de C1. L'OL n'aura pas à courir plusieurs lièvres à la fois comme il a pu le faire en début de saison. En même temps qu'il faisait du surplace en Ligue 1, il s'arrachait pour se qualifier pour la phase finale de la Ligue des Champions. Les ambitions seront cette fois ciblées et moins pesantes qu'elles ne l'ont été cette année. Une bonne nouvelle pour Rudi Garcia qui, il y a encore quelques mois, était considéré comme un clown par une large partie des supporters.

Il a su inverser une dynamique très compliquée. Car on le rappelle, Lyon avait débuté 2019/20 avec la promesse d'une dynamique différente sous les ordres du peu regretté Sylvinho. Le coach brésilien avait été viré après seulement 11 matches de Ligue 1, au moment où son équipe ne comptait que 9 points, soit son pire total à ce stade de la compétition depuis 1995/96. Garcia avait repris une formation sans plan de jeu.

Après avoir balbutié pendant de longs mois, il a finalement réussi à trouver la confiance en un 3-5-2 qui a réussi à mettre en valeur les joueurs les plus indésirables de l'effectif comme Marcelo, Marçal ou Maxwel Cornet. La reconversion de ce dernier au poste de piston gauche a fini par convaincre. Et c'est une équipe longtemps privée de Memphis Depay et de Jeff Reine-Adélaïde qui s'est immiscée dans le dernier carré de la Ligue des champions.

En dépit de la tournure des événements, l'OL s'est donc relevé d'un début de saison calamiteux pour toucher du doigt des objectifs inespérés. Le récent 7e de Ligue 1 s'en tire sans trophée et sans record, mais il s'est prouvé à lui-même qu'il n'était pas du genre à végéter dans les profondeurs.