Le Nice de Saint-Maximin n'a pas fait le poids
Le Nice de Saint-Maximin n'a pas fait le poids | CARLO HERMANN / AFP

Naples croque d'impuissants niçois

Publié le , modifié le

Nice n'a rien pu faire face à la montagne napolitaine. Largement dominés, les joueurs de Lucien Favre se sont logiquement inclinés face à une séduisante équipe de Naples (2-0). Dries Mertens et Jorginho sur penalty permettent au Napoli d'aborder le match retour avec un avantage précieux. Pour les Niçois, la mission s'annonce plus que compliquée, d'autant qu'ils seront privés de Vincent Koziello et Alassane Pléa, tous deux expulsés.

Onze hommes contre onze enfants. Restée dans les mémoires au sortir d’une victoire de Manchester United sur Arsenal en demi-finale de Ligue des champions 2009, cette phrase de Patrice Evra a trouvé un nouvel écho au San Paolo, huit ans plus tard. Car sans faire injure aux Niçois, c’est une classe voire un monde qui séparait Naples et Nice ce mercredi soir. Mangés dans tous les compartiments du jeu par des Napolitains au sommet de leur art, les joueurs de Lucien Favre ont sombré en Campanie en s’inclinant 2-0 et en perdant Vincent Koziello et Alassane Pléa, tous deux expulsés. Si les Niçois ne sont pas à l’abri d’un exploit fantastique mardi prochain à l’Allianz Riviera, les chances de voir le Gym participer à la plus belle des compétitions européennes paraissent bien compromises.

Mertens et Insigne intenables

Adepte du 4-2-3-1 depuis le début de la saison, Lucien Favre avait opté pour un 3-4-3 en alignant Arnaud Souquet dans l’axe et la paire Jallet-Sarr sur les côtés, probablement pour contrer le jeu en profondeur dont raffole tant le Napoli de Maurizio Sarri. Il aura fallu attendre moins de quinze minutes pour que le plan du Suisse ne tombe à l’eau. Une première alerte signée Callejon sur un trésor de passe d’Hamsik (7e) avant la sanction : lancé en profondeur par Insigne, Dries Mertens profite du mauvais alignement de la défense niçoise et de la sortie à contretemps de Cardinale pour dribbler le gardien du Gym avant de pousser le ballon dans le but vide (13e). Les Niçois sont en apnée et prennent l’eau sur chaque accélération du trio Hamsik-Insigne-Mertens, ce dernier étant à deux doigts de s’offrir un doublé sur un ciseau (15e) puis sur un rush stoppé par Cardinale sur sa ligne (21e) avant qu’Insigne ne fasse briller le gardien azuréen sur une frappe enroulée des 20 mètres (41e).

Nice n'y arrive pas mais à le mérite de s'accrocher à ce score de 1-0, étant même à deux doigts d'égaliser lorsque Koziello (35e) puis Saint-Maximin (40e) voient leur frappe frôler le poteau droit de Pepe Reina. Mais le Napoli ne se contente pas de ce but d'écart et continue de pilonner le but de Cardinale à coups de redoublements, de centres et de déplacements, rendant totalement folle la défense niçoise. Christophe Jallet sera finalement le premier à craquer, fauchant Dries Mertens devant sa surface. Si la faute paraît légèrement en dehors des 16m50, l'arbitre accorde sans hésiter un penalty que Jorginho ne se fait pas prier pour transformer et faire le break (70e).

Koziello et Pléa manqueront le retour

Malgré une prestation insipide, l'espoir d'un exploit au match retour reste permis pour des Niçois qui auraient pu repartir du bouillant San Paolo avec un score bien plus large dans les valises. Mais Lucien Favre devra faire sans Vincent Koziello et Alassane Pléa. Coupable d'un tacle trop appuyé sur la cheville de Milik, le milieu de poche niçois a vu rouge direct avant que Pléa ne prenne un deuxième jaune dans la foulée pour contestation, ne rendant que plus compliquée une soirée déjà mal entamée. Si Mario Balotelli, absent à cause d'une douleur aux ischio-jambiers, n'est pas rétabli avant le match retour mardi prochain, le Gym devra faire sans avant-centre. Mission ardue lorsqu'il s'agit de marquer au moins deux fois pour espérer rêver.

Mathieu Aellen