José Mourinho avant le quart de finale de C1 vs Totennham 5/4/2011
José Mourinho, sur le banc du Real Madrid à Bernabeu. | AFP PHOTO/ PIERRE -PHILIPPE MARCOU

Mourinho: une élimination serait "mon échec"

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L'entraîneur du Real Madrid José Mourinho a estimé lundi que la remontée en demi-finale retour de la Ligue des Champions contre Dortmund, mardi à Bernabeu, après la lourde défaite 4-1 à l'aller, était "possible", et qu'une élimination serait "un échec" de sa part, tandis qu'un retournement de situation serait au contraire "le succès de tous".

Q: De quoi dépend la remontée fantastique mardi ?
R: "Dans le football, tout est possible. Mais la rencontre de l'aller a été si mauvaise que nous ne pouvons rien espérer si nous reproduisons le même match. Sur le terrain, il faut avant tout profiter, même dans une situation difficile. La chance que nous avons, c'est qu'aucun joueur n'a quitté le navire en prétextant une blessure ou autre chose. Demain (mardi), il faut d'abord que nous soyons nous-mêmes, c'est-à-dire une équipe excellente, que nous pensions à jouer comme nous savons le faire. Il faudra d'abord que nous nous préoccupions de gagner, de faire la course en tête minute après minute, ensuite, nous verrons".
   
Q: Quels défauts avez-vous particulièrement repérés lors du match aller ?
R: "J'ai fait mon analyse auprès des joueurs et je ne vais pas la refaire ici. Mais il est évident qu'il faut être particulièrement innocent et naïf pour ne faire aucune faute sur un joueur, Lewandowski, qui marque 4 buts en vingt minutes, quand Cristiano (Ronaldo) a, lui, reçu cinq coups dès les premières minutes. Je ne fais pas ici l'apologie de la mauvaise agressivité, mais d'une agressivité mentale qui est souhaitable". 

Q: Si mardi, vous atteignez la finale, pourra-t-on dire qu'il s'agit du succès de Mourinho, et à l'inverse, si vous êtes éliminés, pourra-t-on parler d'échec de Mourinho ?
R: "Non, je considère que, comme dans tous les clubs de foot à de très rares exceptions près, le succès est à attribuer à tous, alors que l'échec est toujours imputable à l'entraîneur. Ce sera donc aussi comme ça cette fois-ci: si nous n'atteignons pas la finale, ce sera mon échec".
   
Q: Avant le match aller, vous n'aviez pas hésité à donner votre onze de départ. Pourquoi ne le faites-vous pas cette fois-ci ?
R: "La situation est différente. Avant le match aller, le onze que j'allais aligner était connu de tous. Pourquoi cacher quelque chose qui est évident ? Là, c'est différent: nous pouvons jouer avec des joueurs moins habituels, utiliser un système de jeu différent. Sur la question qui préocupe toutefois tout le monde, à savoir Ronaldo, je peux vous dire qu'il est bien. Arbeloa et Marcelo sont nos seuls blessés".
   
Q: Que pensez-vous de Dortmund ? Pensez-vous qu'il s'agit juste d'un feu de paille cette saison ou que cette équipe peut s'inscrire dans la durée ?
R: "Depuis le début de saison, je les considère comme un candidat possible au titre en Ligue des Champions. L'année dernière, ils étaient en année de transition, mais cette équipe était déjà en construction. Ce n'est donc absolument pas une surprise pour moi de les trouver à ce niveau. La saison prochaine, ils vont perdre Götze et peut-être aussi Lewandowski, mais ce club
possède une très bonne structure pour permettre à Klopp de continuer à travailler tranquillement. C'est une équipe très douée".
   
Q: Est-il vrai qu'il y a eu récemment des contacts entre le Real et Ancelotti, l'entraîneur du PSG, et sentez-vous qu'en cas d'élimination mardi, ce pourrait être votre dernier match de Ligue des Champions avec le Real ?
R: "Pour les contacts entre le Real et Ancelotti, je n'en sais rien, il faut demander au club, pas à moi. Et sinon, je ne sens rien. Excepté qu'il s'agit sans doute du match le plus important pour le club de ces dix dernières années. Je le pensais déjà avant le match aller, que nous avons pourtant joué comme s'il s'agissait d'un match amical".

AFP