Mourinho, Lopetegui, Kovac et Jardim
Mourinho, Lopetegui, Kovac et Jardim, quatre entraîneurs dans une mauvaise passe | AFP

Mourinho, Lopetegui, Kovac et Jardim… même combat !

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Tout va très vite dans le football, notamment au poste très sensible d'entraîneur. Aux commandes d'équipes habituées à jouer les premières places, ils sont aujourd'hui quatre tacticiens de grands clubs à trembler sur leur banc. Après plusieurs fausses notes depuis le début de saison, ces chefs d'orchestre pourraient bien jouer les premiers fusibles. José Mourinho à Manchester United, Niko Kovac au Bayern Munich, Julen Lopetegui au Real Madrid, et même Leonardo Jardim à l'AS Monaco, tous sont menacés d'un licenciement.

Mourinho, Lopetegui, Kovac et Jardim… même combat !
© AFP

Mourinho, un contrat en béton…

S'il y a bien une personnalité clivante dans le milieu du ballon rond, c'est bien celle de José Mourinho. The Special One, the Happy One ou encore the Calm One, finalement peu importe le surnom qu'il s'auto-attribue, le tacticien Portugais reste à part. Mais on a beau avoir remporté la Ligue des Champions à deux reprises, gagné les championnats d'Espagne, d'Italie ou d'Angleterre, lorsque les résultats de votre équipe ne suivent pas, la menace d'un licenciement plane inévitablement au-dessus de votre tête.

Actuellement huitième de Premier League, Manchester United vient de réaliser son pire début de saison depuis 1989 (après sept journées). Pour ne rien arranger, des tensions avec ses joueurs dont Paul Pogba ont révélé un véritable malaise dans le vestiaire. Mais avec un contrat béton qui expire en 2020, Mourinho n'a finalement pas trop de souci à se faire. Selon le Daily Mirror, MU devrait en effet débourser près de 33 millions d'euros pour se séparer aujourd'hui de son coach, ce qui fait réfléchir…

Leonardo Jardim
Leonardo Jardim © VALERY HACHE / AFP

Jardim, en connaissance de cause

Un autre Portugais n'est pas au mieux avec son équipe. Possédant une personnalité radicalement opposée à celle de Mourinho, Leonardo Jardim vit un début de saison cauchemardesque avec l'AS Monaco. Champion de France en 2017, dauphin de l'intouchable PSG la saison dernière, le club monégasque devait ses performances à un recrutement savamment orchestré, basé sur la découverte et la revente de jeunes pépites comme Kylian Mbappé. Mais l'ossature de son équipe n'est plus la même que les années passées.

"J'aurais pu partir au bon moment après la première place (en 2017) ou après la deuxième (en 2018), mais je suis resté en sachant que ce serait difficile", a-t-il assuré. A 44 ans Jardim reconnaît lui-même qu'il peine motiver ses joueurs. "Moi, je suis autant motivé pour jouer contre Paris ou Marseille que contre Angers ou Reims", expliquait-il après une défaite contre l'équipe angevine (1-0). Jusqu'à présent choyé par le  vice-président Vadim Vasilyev, Jardim sait que cette 18e place ne pourra s'éterniser...

Niko Kovac
Niko Kovac © MASSIMO CEBRELLI / DPPI MEDIA

Kovac sans visibilité

Pointer en position de relégable serait rédhibitoire dans d'autres clubs. Après quatre matches sans victoire et une modeste mais pas déshonorante sixième place après sept matches, Niko Kovac est déjà sous pression. Habitué à survolé la Bundesliga du début à la fin, le Bayern Munich qui a décroché six titres nationaux consécutifs reste sur une série inhabituelle.

Et depuis le dernier revers en date -à domicile- contre Mönchengladbach (3-0), le fautif semble tout désigné... "Mon futur, je ne peux pas répondre", a sobrement déclaré l'ancien entraîneur de l'Eintracht Francfort. Mais si Carlo Ancelotti avait dû quitter le navire bavarois après une défaite 3-0 contre le PSG, Kovac, lui, a un allié de poids. "Je défendrai Niko Kovac jusqu'à ma mort", n'a pas hésité à dire le paton du club Uli Hoeness au magazine Kicker.

Julen Lepetegui, entraîneur du Real
Julen Lepetegui, entraîneur du Real © Vitaliy Timkiv / Sputnik

Lopetegui dans une impasse

Mais finalement, c'est peut-être plus Julen Lopetegui qui a le plus de souci à se faire. Car si les propriétaires de Manchester hésitent à débourser une somme folle pour se séparer de Mourinho, il semble que la situation au Real Madrid soit tout autre. Remplacer Zinedine Zidane n'était déjà pas un cadeau, et faire son trou dans la Maison Blanche n'est pas non plus donné à tout le monde, surtout lorsque votre passé d'entraîneur n'est pas particulièrement riche de titres.

Quatrièmes de la Liga, les Merengue enchaînent les contre-performances, avec désormais quatre matches sans succès et sans le moindre but, ce qui n'était plus arrivé depuis 1985. Le président du Real, Florentino Perez, attendrait désormais le très attendu Clasico (le 28 octobre) pour prendre une décision radicale. Car parmi les tacticiens disponibles sur le marché, l'Italien Antonio Conte répondrait aux exigeants critères du triple champion d'Europe.

Romain Bonte