Jose Mourinho
Jose Mourinho | AFP

Mourinho: "On doit gagner, point barre"

Publié le , modifié le

Même si il sait que la situation est mal engagée pour son équipe de Chelsea, José Mourinho entretient l'espoir d'un exploit au match retour du quart de finale opposant les Blues au Paris Saint-Germain. "Au coup d'envoi, il y aura des sourires sur nos visages", a prévenu Mourinho, persuadé que Chelsea va "vraiment" éliminer le Paris SG en quart de finale retour de Ligue des champions malgré la défaite 3-1 à l'aller.

Quelles raisons vous poussent à y croire?
José Mourinho : "Les raisons, ça ne compte pas. Il faut juste y croire et j'y crois. On doit gagner, point barre".

Où situeriez-vous un exploit dans tous vos glorieux souvenirs?
JM : "J'ai gagné deux fois en finale. C'est ça, mes meilleurs souvenirs. J'ai  perdu des demies et quand on est là, on y est presque et cela avait été de  grosses déceptions. En poule, je n'ai jamais été éliminé et c'est une bonne  chose pour moi et mes clubs".

Ce match est-il similaire à celui du Real contre Dortmund l'an passé  (4-1 et 2-0)?
JM : "C'est un peu différent. 3-1 ça reste un résultat négatif. Si Paris est  éliminé, ce sera une grosse déception pour eux. Pour nous, c'est différent,  beaucoup de gens s'attendent à ce que l'on soit sortis. On doit profiter de  cette situation. Au coup d'envoi, il y aura des sourires sur nos visages, on  donnera tout et on verra à la fin du match ce qu'il s'est passé".

L'inexpérience du PSG peut-elle jouer?
JM : "Non. Ce sont les joueurs qui jouent et l'expérience du club ne compte  pas. Combien pensez-vous que Motta, Silva, Maxwell et Cavani ont joué de grands  matches? De nombreuses fois. Le fait que Paris n'ait pas une grande tradition  dans cette compétition n'influe pas".

Que vous inspire l'absence d'Ibra?
JM : "Eto'o n'est pas sûr de jouer, Ramires est suspendu et Matic et Salah ne  sont pas qualifiés. Et on ne pleure pas. Le fait qu'un club de  multimilliardaire qui a acheté de nombreux joueurs ne puisse pas faire jouer  Ibra n'est pas un problème pour lui".

Cette situation qui stimule l'orgueil n'est-elle pas faite pour vous?
JM : "Si vous connaissez un entraîneur qui n'est pas attaché au résultat et  qui n'est pas fier de ce qu'il fait, dites-moi son nom car j'aimerais bien  jouer contre lui".

Blanc s'attend à ce que Chelsea pousse?
JM : "Je ne sais pas comment ça va se dérouler. Parler et jouer sont deux  choses différentes. J'ai disputé 120 matches de C1 environ et je ne sais pas  toujours à quoi m'attendre. A Paris, on pensait qu'ils allait contrôler la  balle, être dangereux, et finalement c'est nous qui l'avons été contre  nous-mêmes en inscrivant 3,5 buts. Ils peuvent dire qu'ils vont attaquer et ne  pas passer la ligne. Ou dire qu'ils vont défendre et trouver des espaces.  Personne ne sait. On sait juste qu'on doit mettre au moins deux buts".

N'êtes vous pas jaloux de la puissance de feu du PSG?
JM : "Ils ont ce qu'ils ont, on a ce qu'on a. Oui, je pense vraiment qu'on va  se qualifier. Vous devez l'entendre. Si je n'y crois pas, ça ne sert à rien de  venir".

Que vous inspire la présence d'un arbitre portugais?
JM : "C'est l'un des meilleurs et il a suffisamment d'expérience. Mais ça me  surprend aussi. J'ai connu ça contre Liverpool avec un arbitre espagnol et  Benitez ou l'an passé contre City et Mancini avec un arbitre italien. C'est  comme ça, c'est le football européen".

AFP