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Wallace (Monaco) face à Giroud (Arsenal) | BERTRAND LANGLOIS / AFP

Monaco s'accroche à son exploit

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Fébriles mais courageux, les Monégasques sont parvenus à arracher leur qualification pour les quarts de finale de la Ligue des Champions malgré une défaite sur leur pelouse de Louis II face à un Arsenal enfin digne de son niveau (0-2). Vainqueurs 3-1 au match aller, Monaco a su trouver les ressources morales pour résister au forcing des Londoniens.

Le plan d'Arséne Wenger aurait pu marcher. Le manager d'Arsenal, pour son retour dans la ville qui l'avait révélé au poste d'entraîneur, avait vu juste en demandant à ses joueurs de ne pas se ruer à l'attaque comme tout le monde l'attendait mais, au contraire, d'endormir l'ASM, avant de les piquer soudainement. Pas de "kick and rush", donc, mais de la patience et de brusques accélérations. Bien décidés à tordre le cou aux statistiques (1,8% de chances de se qualifier en ayant perdu le match aller 3-1 à domicile), les Gunners ont fait trembler les Monégasques jusqu'au bout mais ils partaient de trop loin. Le mérite en revient aussi aux hommes de Leonardo Jardim qui ont confirmé, souvent un peu à l'emporte-pièce, leur solidité. Surtout leur courage. 

Leonardo Jardim avait certes privilégié la jeunesse de Wallace à l'expérience de Carvalho en défense mais les vertus, elles, n'avaient pas changé depuis le match aller. Concentrés, solidaires et parfaitement organisés, les Monégasques débutaient cette rencontre avec une sérénité de vieux briscards. Loin d'attendre les Gunners dans leur camp, les joueurs du Rocher s'offraient même la première incursion avec une percée de Martial, un relais de Berbatov et une frappe malheureusement trop enlevée de Moutinho (3e). 

Trop de munitions laissées aux Gunners

Mais, après ce début presque trop beau pour être vrai, les Anglais se décidaient enfin d'être à la hauteur de leur standing. Une première tête de Giroud qui frôlait la lucarne (14e) sonnait comme un coup de semonce. Après quelques autres alertes plus ou moins chaudes sur le but de Subasic, la stratégie de Wenger commençait à fonctionner vraiment grâce à Giroud, qui profitait d'un contre heureux face au portier monégasque pour, cette fois, marquer en force sous la barre malgré la présence de deux défenseurs de l'ASM sur leur ligne de but ! (0-1, 36e).

Dans la foulée, le coup des Gunners aurait pu être parfait sans le sauvetage désespéré, sur sa ligne, d'Abdennour sur une frappe de Welbeck (38e) ! L'Anglais, virevoltant, se distinguait encore avant la pause mais son centre ne pouvait être repris par Giroud, pourtant à bout portant, dans de bonnes conditions (45+1e). Il était temps que la mi-temps intervienne pour les Rouge et Blanc, au bord du K.O.Dès la reprise, Arsenal, cette fois, ne se cachait plus. Les Gunners mitraillaient la cage princière mais Özil d'abord sur coup-franc (53e) puis de volée (63e), ne trouvait pas la cible. Monaco, tout en se montrant vaillant, continuait de trop reculer et laissait trop de munitions aux Canonniers et la fébrilité, au fil des minutes, gagnait du terrain. Symbole de cette nervosité, la mauvaise relance de Kurzawa dans les pieds de Ramsay, après un tir sur le poteau de Walcott, permettait au Gallois de marquer le but de l'espoir les hommes de Wenger (0-2, 79e). 

Complètement pétrifiés, les partenaires de Toulalan n'osaient plus quitter leur camp et prêtaient leurs flancs aux morsures anglaises. Mais la meilleure défense de la compétition avant ce match, malgré deux nouvelles unités à son débit, tenait bon grâce notamment à une dernière parade irréelle de Subasic sur un coup de tête de Giroud (83e). Ce n'était pas sans mal mais Monaco s'accrochait jusqu'au bout à son exploit.

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Julien Lamotte