Monaco-Benfica: l'ASM avance à petits pas

Monaco-Benfica: l'ASM avance à petits pas

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Hôte de Benfica pour le compte de la 3e journée de Ligue des champions, l'AS Monaco est resté invaincu en concédant le nul (0-0). Leverkusen vainqueur du Zénith Saint-Petersbourg (2-0), les hommes de Leonardo Jardim glissent au deuxième rang du groupe C. Ils peuvent regretter leur maladresse mais aussi remercier leur gardien Danijel Subasic, auteur de plusieurs arrêts déterminants en seconde période.

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A petits pas, l'AS Monaco se rapproche de la qualification pour les huitièmes de finales de la Ligue des champions. Certes, les troupes de Leonardo Jardim n'ont pas à s'enorgueillir de ce résultat, qui n'aura de valeur que s'il est confirmé à Benfica dans quinze jours, mais ils ont réussi à garder leur cage inviolée dans un match sans but. Entre les deux plus mauvaises attaques de cette Ligue des champions, aurait-il pu en être autrement ? Malgré quelques belles envolées et des occasions de but, Monégasques et Lisboètes ne sont pas parvenus à faire trembler les filets de Louis II. Ce mutisme trouve ses origines dans la maladresse des deux équipes et la grande soirée de Danijel Subasic.

Subasic éteint Benfica

Parfois critiqué en Principauté pour son style nonchalant et ses boulettes la saison dernière, le gardien croate a changé. Tranquille lors d’une première période où les Portugais ont dormi, le portier rouge et blanc a sorti le grand jeu lorsqu’ils se sont réveillés dans le deuxième acte. Juste avant l’heure de jeu, Gaitan butait sur sa main ferme après s’être ouvert le chemin du but en réduisant Fabinho au rang de plot (59e). Puis, Salvio trouvait sa jambe droite d’une frappe puissante à ras de terre de près (69e). A la 40e minute, il avait déjà mis en échec Lima sur une reprise à bout portant. A l’inverse de sa sortie inaugurale dans la compétition face à Leverkusen, Monaco a bien démarré puis s’est éteint dans la dernière demi-heure. En revanche, le club du Rocher a singé ses précédentes sorties européennes pour tout le reste.

Berbatov rechute

Invincible sur la scène continentale, la défense est encore repartie avec une feuille de match immaculée. Peu inspirée lorsque la Coupe aux grandes oreilles se présente, l'attaque a encore pêché dans le dernier geste. Le raté incroyable de Lucas Ocampos, seul face au but déserté par Artur est venue rappeler cette fébrilité (4e). Avec quatre tirs cadrés en trois matches, la ligne offensive monégasque fait pâle figure. Dans ce contexte, la rechute de Berbatov sur une frappe n'est pas une bonne nouvelle (32e). Entré en jeu à la place du Bulgare, Anthony Martial aurait pu offrir la victoire aux siens. Mais son tir puissant croisé à terre n'a fait que lécher le poteau du Benfica (48e). 

Sur les côtés, les flèches Dirar et Ocampos n'ont pas su exploiter es espaces laissés dans son dos par la défense portugaise. Pas plus que leurs coéquipiers n'ont su tirer profit de l'exclusion de Lisandro Lopez, le défenseur des Aigles (75e). Le salut aurait toutefois pu venir des coups de pied arrêtés. Mais les têtes de Kondogbia (71e) et Raggi (91e) n'ont pas accroché le cadre pour quelques centimètres. Avec ce nul, Monaco reste dans les clous pour la qualification en huitièmes de finale. Mais le club finaliste de la Ligue des champions 2004 est désormais deuxième. Leverkusen, sa seule victime européenne cette saison, l'a détrôné de sa place de leader en dominant le Zénith Saint-Petersbourg. Les défenseurs Donati (58e) et Papadopoulos (63e) ont offert un succès express aux Allemands. Pour ne pas les laisser s'envoler, Monaco devra rester invaincu en C1. En marquant des buts, ce serait encore mieux. 

Jerome Carrere