Jérémy Ménez
Le joueur du PSG Jérémy Ménez | AFP - MIGUEL RIOPA

Menez et Pastore ont perdu une occasion

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La rencontre à Lisbonne face au Benfica était l’occasion pour Laurent Blanc de procéder à une large revue d’effectifs. Les habituels remplaçants pouvaient se montrer et tenter d’insinuer le doute dans l’esprit de Laurent Blanc. Peine perdue, pour Pastore et Ménez notamment.

"Je suis déçu de la performance de mon équipe en deuxième  mi-temps. C'est la deuxième mi-temps qui nous pose problème". Après la rencontre face à Benfica perdue 2-1, Laurent Blanc n’avait pas la tête à sourire. Certes le PSG n’avait rien à jouer au Portugal puisqu’il était assuré de terminer premier de son groupe de Ligue des Champions et donc d’accéder aux 8e de finale pour la deuxième année consécutive. Mais en modifiant dans les grandes largeurs son onze de départ, l’entraîneur parisien espérait que les remplaçants montrent autre chose. Il n'a d’ailleurs pas voulu trop en dire devant la presse, évitant ainsi aux intéressés des critiques publiques. "Il y a bien sûr des enseignements à tirer, aux plans individuel et  collectif, mais je les garde un peu pour moi", a assuré ce dernier. Pas de noms donc, mais au vue de la rencontre, deux joueurs sont clairement sur la sellette. Deux joueurs dont les noms reviennent régulièrement dans la rubrique transfert.

Pastore, Menez, le talent indolent

Remplaçants depuis quelques semaines, Javier Pastore et Jérémy Menez étaient titulaires ce mardi sur la pelouse. L’occasion pour eux de briller. Les deux ont fait ce qu’ils savaient faire, des passes en profondeur bien senties pour l’un, de la percussion balle au pied pour l’autre. Les deux sont même impliqués sur le but parisien puisque c’est l’Argentin qui trouve Ménez au second poteau, lequel a servi Cavani sur un plateau. Une action décisive et c’est tout. Le reste du temps, beaucoup de nonchalance, voire de l’indolence. Comme sur cette action juste avant la mi-temps où Lucas, balle au pied tente de servir Menez hors-jeu, coupable d’un replacement au (tout) petit trot. Où plus grave, lors du deuxième but portugais, où l’Argentin coupe son repli défensif et laisse filer Maxi Pereira qui s’apprête à servir en retrait Gaitan. Deux actions qui résument les maux des deux joueurs, incapables de "s’arracher". Contrairement à l’un des seuls titulaires présents sur la pelouse de Lisbonne ce mercredi, le buteur Cavani qui, outre sa 5e réalisation de la saison en C1, a avalé les kilomètres pour œuvrer à la récupération.

Déjà partis ?

"Même si j'ai laissé des joueurs cadres à Paris, l'équipe de départ avait fière allure. Il n'y a qu'à regarder le nombre d'internationaux sur le terrain". Laurent Blanc s’est défendu d’avoir galvaudé un match sans importance. L’équipe alignée avait ses chances. Mais certains cadres supposés n’ont pas été à la hauteur. Ménez et Pastore ne sont pas réputés pour être des bourreaux de travail, mais pour déloger les titulaires, ils devront montrer autre chose. "Je suis content d'avoir eu du temps de jeu, j'en ai besoin pour prendre de la confiance, a assuré Pastore après la rencontre. J’essaye toujours de m’améliorer, de faire plaisir à l’entraîneur et de donner le meilleur pour l’équipe." Plus jeunes, mais aussi en concurrence avec les titulaires, Lucas Digne et Adrien Rabiot ont combattu et ont affiché un plus bel engagement. Ils sont encore un peu tendres certes pour bouleverser les certitudes de Blanc, mais tellement plus motivés. Les bruits de départ qui circulent autour de Pastore et Ménez les auraient-ils pertubés ? A l’approche du mercato hivernal, Menez et Pastore sont donnés partants de la capitale. Leur dernière prestation ne va pas forcément inciter le club parisien à les retenir…