Mediapro pourrait diffuser la prochaine Ligue des champions sur sa chaîne Téléfoot

Publié le , modifié le

Auteur·e : Andréa La Perna
Jaume Roures Mediapro
Jaume Roures, le patron du groupe espagnol Mediapro. | AFP

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D'après Les Echos, le groupe Mediapro, via sa chaîne Téléfoot, devrait co-diffuser la Ligue des Champions et la Ligue Europa lors de la prochaine saison. Le groupe espagnol aurait trouvé un accord avec RMC Sport, mais rien d'officiel n'aurait encore été signé.

Alors que des doutes sur sa viabilité financière étaient encore exprimés ces derniers jours, Mediapro travaillerait dans l'ombre pour grossir son offre télévisuelle la saison prochaine. Pour rappel, le groupe espagnol s'était adjugé 80% des affiches de la Ligue 1 pour la période 2020/24 moyennant un investissement de 800 millions d'euros. Ce dernier avait expliqué que son projet se matérialiserait sur une chaîne appelée Téléfoot, dont l'abonnement reviendrait à 25€ par mois, suscitant l'incompréhension de beaucoup de fans de football en France.

Du gagnant-gagnant ?

Ce dimanche, le journal Les Echos a affirmé sur son site internet que le groupe Mediapro avait trouvé un accord avec RMC Sport pour co-diffuser les matches de la Ligue des champions et de la Ligue Europa la saison prochaine. Altice avait déjà conclu un accord de ce genre avec Canal + pour la co-diffusion de la Premier League cette saison. D'après le titre spécialisé dans les affaires économiques, cette opération présenterait un avantage pour chacun des deux groupes.

Pour Téléfoot, il s'agit de devenir l'offre football numéro 1 en France, même si cela ne couvrirait que la saison 2019/20 car les droits de la C1 pour la prochaine fenêtre appartiennent déjà à Canal + et BeIn Sport. Ce gain de légitimité pourrait conduire à faire augmenter de 5 euros l'abonnement à cette nouvelle chaîne, croit savoir Les Echos. De son côté, le groupe détenu par Patrick Drahi pourrait réduire le coût de diffusion des compétitions européennes, estimé à 350 millions d'euros, sachant que depuis l'acquisition des droits du football anglais, la tendance était à une réduction des investissements.