Clément Grenier Lyon Markel Bergara Real Sociedad
Clément Grenier (Lyon) contre Markel Bergara (Real Sociedad) | ANDER GILLENEA / AFP

Lyon touche ses limites

Publié le , modifié le

Battus par la Real Sociedad en match retour de barrage (2-0) au terme d'un match où ils n'ont jamais semblé en mesure de créer l'exploit, les Lyonnais ont dit adieu à la Ligue des Champions. Les Basques étaient tout simplement trop forts pour l'OL qui devra se contenter de la Ligue Europa.

Lyon n'a pas fait mentir les statistiques et le miracle n'a pas eu lieu. Les chiffres, froidement réalistes, donnaient 3,2% de chances de se qualifier pour l'OL après sa défaite à domicile au match aller (0-2). A aucun moment l'équipe rhodanienne n'a semblé en mesure de contrecarrer cette fatalité. Dominés très largement sur le plan technique, les Lyonnais l'ont également été au nombre d'occasions et si miracle il y a eu, c'est de n'avoir concédé que deux buts à Anoeta. 

Le début de match laissait pourtant espérer un improbable, et héroïque, retournement de situation. L'équipe de Rémi Garde débutait le mors aux dents en mettant beaucoup d'intensité dans les duels et bousculait les Basques... pendant 10 minutes. Le temps pour la Real de desserer l'étreinte et d'envoyer ses premiers contres. La flèche Antoine Griezmann se présentait  seule devant Lopes mais l'attaquant français manquait son ballon piqué (10e). Un bon coup-franc de Grenier, qui rasait le poteau, aurait pu changer la donne mais, au vu de la démonstration basque, cela aurait été injurieux tant l'OL était brinquebalé aux quatre coins du terrain. Bedimo sauvait d'abord une situation très chaude (20e), puis les intenables Griezmann (31e) et Vela (28e et 38e) manquaient leurs face-à-face avec Lopes. Avec un peu plus de réalisme devant le but, la Real pouvait rentrer aux vestiaires avec deux ou trois buts d'avance et une qualification pour la lIgue des Champions déjà en poche.

Qui vivra Vela

La reprise semblait pourtant indiquer que l'équipe d'Arrasate était maudite devant les cages lyonnaises. Seferovic, auteur d'un but mémorable au match aller, était beaucoup moins en réussite cette fois. Le poteau (49e) et la maladresse (58e) repoussaient encore l'échéance. Mais celle-ci était ineluctable. Intenables dans le jeu, les Basques allaient pourtant libérer Anoeta sur phase arrêtée. Un corner de Griezmann, un oubli coupable sur le marquage et Vela, tout seul, avait tout le loisir de placer son coup de tête à bout portant (1-0, 67e). C'était l'erreur de trop pour l'OL. Celle-ci coûte cher, dans tous les sens du terme, puisqu'elle privait de manière certaine le club de Jean-Michel Aulas d'une participation à la lucrative Ligue des Champions. Le coeur lyonnais n'y était d'ailleurs plus du tout en cette fin de match qui tournait à la démonstration des locaux avec un doublé de Vela dans les dernières secondes. Le Mexicain ridiculisait les défenseurs olympiens, réduits à de simples plots, pour clore la marque (2-0, 90e). Lyon n'avait ni l'âme ni les armes pour espérer un exploit.

Déclarations : 

Rémi Garde, entraîneur de Lyon : "Il y a toujours un peu de regrets parce qu'on est des  compétiteurs et qu'on aurait aimé gagner et se qualifier. Mais je crois qu'il  faut avoir la lucididé, quand vous perdez deux fois 2-0, de reconnaître que  l'adversaire était plus fort. Je l'ai dit tout à l'heure, on y a cru, on a cru  qu'on pouvait faire douter cette équipe en ouvrant le score. On n'a pas réussi  ça. Il faut reconnaître la supériorité de cette équipe, plus mature et plus  puissante."

Julien Lamotte