La tête de Lucas
Le Brésilien Lucas au duel aérien face à un défenseur de l'APOEL Nicosie | AFP - MARTIN BUREAU

Lucas redonne des ailes au PSG

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Virevoltant et percutant, Lucas a été le symbole d'un PSG, vainqueur (1-0) de l'APOEL Nicosie en Ligue des Champions. Comme l'avait réclamé le capitaine Thiago Silva, le jeu parisien a retrouvé de l'ampleur en profitant de la vitesse du Brésilien, associé à celle de l'Argentin Lavezzi. Et c'est sur un centre de Van der Wiel que Cavani a inscrit le but vainqueur dès la 54e seconde.

Lucas est en forme. Cela ne date pas d'aujourd'hui, ni d'hier. Depuis le début de la saison, le Brésilien se montre très tranchant. Au Parc des Princes, il a encore dynamité la défense adverse. Certains diront que ce n'était que l'APOEL Nicosie, mais le PSG a clairement montré un tout autre visage. Avec Lucas, mais aussi avec un Ezequiel Lavezzi, son pendant de l'autre côté du terrain, sans oublier un Javier Pastore en soutien. Avec ce trio, et Matuidi comme percuteur venu de l'arrière, Paris a fait tourner les Chypriotes en bourrique.

Quatre jours après la copie médiocre rendue à Lorient, le PSG a relevé la tête. Et a retrouvé du mouvement dans son jeu offensif. Témoin de cette volonté de passer sur les côtés: le premier but. Les milieux de terrain parisiens n'y sont pas pour grand-chose, mais c'est bien un centre de Van der Wiel, sur le côté droit, qui trouvait Cavani dont l'enchaînement contrôle-reprise trouvait le chemin des filets après une faute de main du portier adverse. Mais dans toute la construction de ce but, les plans de jeu étaient clairement définis.

Pendant 85 minutes, Lucas et ses coéquipiers ont pris les grands boulevards, même si la finition n'a pas toujours été à la hauteur, comme lors de cette accélération extraordinaire du Brésilien sur le côté droit, suivie d'un centre parfait pour la tête plongeante décroisée de Cavani qui trouvait le poteau (12e). Le tir du joueur de la Seleçao était ensuite déviée en corner par le gardien de l'APOEL (28e), tout comme sa tête (29e), ou sa frappe à l'entrée de la surface (32e). sans oublier les nombreuses fautes commises sur lui. 

Le trio Lucas-Lavezzi-Pastore a également ajouté du désordre dans l'esprit des Chypriotes en alternant continuellement leur position, l'un passant à gauche, l'autre à droite, le dernier dans l'axe. Avec ces trois joueurs capables de jouer partout, le PSG a retrouvé de la spontanéité. Il faudra le confirmer face à une opposition plus forte.