Gonzalo Higuain, Souleymane Diawara, Naples, OM
L'attaquant du Napoli Gonzalo Higuain | CARLO HERMANN / AFP

L'OM tombe à Naples et quitte l'Europe

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L'Olympique de Marseille a mené au score, puis a égalisé, avant de s'incliner au stade San Paolo de Naples (3-2) lors de la 4e journée de Ligue des champions. Avec ce 4e revers européen, les hommes d'Elie Baup quittent la compétition et enchaînent un 7e match sans victoire. Mais ils ont sévèrement bousculé le Napoli en seconde période.

Cette fois-ci, l’OM a ouvert le score. Mais une fois encore sur la scène européenne, les hommes d’Elie Baup ont quitté la pelouse les poches vides. "Tous nos matches sont perdus sur des détails, le niveau  était peut-être tout simplement trop élevé pour nous", reconnaissait Benoît Cheyrou, titulaire dans l'entrejeu. Dans un stade San Paolo inviolable en Ligue des champions depuis 8 matches, Naples a ramené les Marseillais à la réalité après l’ouverture du score d’Ayew et l’égalisation de Thauvin.

Le Ghanéen avait débloqué la situation depuis douze minutes quand Gokhan Inler et Gonzalo Higuain expédiaient coup sur coup deux volées du gauche et du droit dans les cages d’un Mandanda livré à lui-même (23e, 25e). Décisif à Rennes le week-end dernier, le portier phocéen ne pouvait rien sur le coup de fusil du Suisse et la reprise de l’Argentin aux 10 mètres. Derrière une défense friable, l’ancien Havrais avait déjà tremblé à deux reprises sans conséquence, avant que ses filets ne l’imitent.

Thauvin relance l'OM

Dès la 5e minute, Abdallah oubliait Mertens. Le Belge enroulait du droit mais manquait le cadre de peu. Huit minutes plus tard, les mêmes acteurs rejouaient la scène mais cette fois Mandanda s’interposait. Si le 100e match européen de son histoire prenait une mauvaise tournure, tout n’était pas à jeter pour les Phocéens. Pour la première fois cette saison en C1, les hommes d’Elie Baup avaient ouvert la marque. A la suite d’un beau mouvement collectif, les Olympiens obtenaient un corner. Thauvin, meilleur joueur français sur la pelouse italienne, déposait un corner sur le crâne d’André Ayew (10e). La lumière s’était allumée. Pour s’éteindre aussi sec.

En fin de première période, Higuain manquait même de tripler la mise. Mais la reprise de l’attaquant napolitain échouait dans le petit filet (39e). Malgré sa série de six matches sans victoire et ces deux coups de poignard, l’OM revenait des vestiaires le mors aux dents. Abadallah et Morel continuait de souffrir sur les ailes de la défense mais le secteur offensif était boosté par l’entrée de Payet. Sept minutes après son entrée en jeu, l’ancien Lillois offrait une passe décisive à Thauvin (2-2, 64e).

Eviter l'humiliation suprême

Tout proche de tromper Reina sur une frappe magnifique (52e), l’international Espoirs était récompensé de son abnégation. Secoués et étouffés un quart d’heure, les Partenopei, reprenaient le manche. A la 74e, toute l’arrière-garde des champions de France 2010 s’arrêtait sur un ballon vers Hamsik, hors-jeu. Malin, le Slovaque laissait son partenaire Mertens récupérer le cuir et offrir à Higuain un doublé (3-2, 74e). Un but tout fait pour celui qui n’avait jamais marqué contre un club français auparavant. Dix minutes plus tard, Insigne trouvait le poteau (84e). Les apparitions de Gignac et Lemina ne changeaient rien côté visiteurs. Une fois encore les Provençaux peuvent nourrir des regrets.

Rêvée par tout le club, la Ligue des champions se transforme en cauchemar. Avec 7 défaites consécutives dans la plus prestigieuse des compétitions européennes, les Ciel et Blanc signent la pire série de leur histoire. "Les joueurs ont montré  qu'ils n'étaient pas loin de cette équipe. On a marqué deux buts, ce n'est pas  rien de les mettre ici, positivait Elie Baup. Défensivement, il faut qu'on arrive à balayer ces  erreurs." Sur la pelouse napolitaine, Marseille a pris un bel envol. Mais avec une défense sans ailes, compliqué d'espérer atterrir sans dommages. Désormais éliminés et toujours fanny dans le groupe F, les Marseillais n'ont plus qu'un objectif. Eviter le crash total. 

Arsenal garde la tête

Arsenal tient la grande forme. Les défaites contre Dortmund en Ligue des champions et Chelsea en Coupe de la Ligue le mois dernier avaient instigué le doute. En une semaine, les Gunners viennent de le dissiper. Vainqueurs de Liverpool, leur dauphin en Premier League, ce week-end, les hommes d'Arsène Wenger ont remis le couvert face à Dortmund, leur premier poursuivant en C1. Battus chez eux à l'aller, les Anglais ont rendu la monnaie de leur pièce aux Allemands. "On  a réussi à les faire déjouer chez eux, les priver de ballons. On a réussi à  jouer notre jeu. Il n'y a pas beaucoup d'équipes qui se sont imposées ici. On a  réussi à inverser la tendance, mais personne n'est encore qualifié. Il va  falloir asseoir notre position en battant Marseille", concédait Bacary Sagna.

Déja buteur décisif contre les Reds, le milieu de terrain Aaron Ramsey a donné la victoire aux siens d'une tête à bout portant, consécutive à une déviation d'Olivier Giroud (0-1, 62e). Le Gallois, auteur de 11 buts cette saison dont 5 en C1, est inarrêtable. Proclamé poule de la mort, ce groupe F tient toutes ses promesses. A deux journées de la fin, Arsenal et Naples mènent la troupe avec 9 points. Mais Dortmund reçoit Naples et termine à Marseille alors qu'Italiens et Anglais se retrouveront lors de l'ultime journée. 

Jerome Carrere