Mario Balotelli (Liverpool)
Mario Balotelli, l'attaquant de Liverpool. | AFP - PAUL ELLIS

Liverpool et Mario Balotelli, retours timides mais réussis

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Après cinq ans d'absence, Liverpool retrouvait la Ligue des Champions. Les Reds ont souffert pour venir à bout du petit poucet de la compétition, le club bulgare du Ludogorets Razgrad. Pour s'imposer, ils ont pu compter sur leur capitaine emblématique Steven Gerrard, mais aussi leur recrue vedette, le fantasque Mario Balotelli qui a ouvert son compteur avec son nouveau club.

Depuis décembre 2009, Anfield n'avait plus goûté aux soirées de Ligue des Champions. Cette élimination au premier tour de la compétition, dans un groupe qui avait vu passer Lyon et la Fiorentina, était la dernière trace des Reds en C1. Alors quand le fameux "You'll never walk alone" a retentit dans les tribunes, c'était autant un cri d'encouragement que de soulagement pour le club du bord de la Mersey. Encore ne fallait-il pas se rater pour ces retrouvailles. Qui plus est face à un club qui n'avait rien d'une terreur, le triple champion en titre de Bulgarie, le Ludogorets Razgrad. Pourtant pendant 80 minutes, les hommes de Brendan Rodgers, sans Daniel Sturridge, ont buté sur la défense bulgare et leur gardien Borjan. Inspiré, ce dernier a notamment repoussé la première grosse occasion, la triple, de Balotelli, Coutinho puis Sterling avant que l'arbitre ne signale un hors-jeu (21e minute).

En se mettant en évidence rapidement, Mario Balotelli a rappelé qu'il était aussi l'une des attractions de ce retour de Liverpool sur la grande scène européenne. L'Italien, débarqué pour 20 millions d'euros en provenance du Milan AC, aura la lourde tâche cette saison de faire oublier Luis Suarez parti au FC Barcelone. L'attaquant uruguayen avait été le grand artisan du retour des Reds en C1 avec ses 31 buts en 33 rencontres de Premier League la saison dernière. Pour sa troisième apparition sous ses nouvelles couleurs, le fantasque Mario a marqué. Pas le but de la victoire, mais celui de la délivrance pour des Reds à la 82e minute. Tout en puissance et en résistant à deux défenseurs, il a trompé Borja d'un extérieur du droit. Une réalisation pour sa troisième apparition, la première en C1, il ne pouvait pas rêver mieux. Il est même rentré même dans l'histoire en devenant le premier Italien a inscrire un but en Ligue des Champions avec quatre clubs différents (l'Inter Milan, Manchester City, le Milan AC et Liverpool).

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Les félicitations de Gerrard

En marquant son 13e but en 41 matches de Ligue des Champions, "Super Mario" pensait sûrement avoir fait le plus dur. Mais Abalo a remis les égalités en profitant des largesses et de la lenteur de la charnière centrale des Reds composée de Dejan Lovren et Mamadou Sakho. Finalement c'est Steven Gerrard sur penalty, suite à une faute du gardien bulgare sur Borini, qui a donné la victoire aux siens. Le capitaine était soulagé après la rencontre mais a admis que son équipe devait faire mieux. "Ca va mais sans plus. Il y a beaucoup à apprendre", a-t-il assuré avant de féliciter son nouveau partenaire. "Il faut féliciter Balotelli. Cela ne lui a pas trop souri pendant de longs moments ces derniers temps mais c'est la marque des grands attaquants de s'accrocher et de saisir leur chance. Mais ce qui compte le plus, c'est son travail pour le collectif". 

L'entraîneur Brendan Rodgers a lui aussi mis en avant Balotelli et son sens du but. "Balotelli avant avait montré un grand sens de la finition. On lui a dit de traîner plus souvent devant le but adverse". En renard, Balotelli a mis ce but qui devrait lancer sa saison. Son dernier épisode au Milan AC s'est mal terminé, notamment suite aux critiques qui ont découlé de sa Coupe du monde décevante. En Angleterre, il semble avoir retrouver la joie de jouer si l'on en croit son explosion après son but, tout en exubérance, loin de ses manifestations masque fermé sur les pelouses du Calcio. En Angleterre, où il a évolué pendant trois saisons (à Manchester City de 2010 à 2013), il avait été brillant notamment lors de la saison du titre avec les Citizens (2011-2012, 32 matches, 17 buts). Tout le monde à Liverpool attend qu'il suivre le sillon qu'il a lui-même tracé, qu'il endosse enfin le costume de "crack" qu'on lui promet depuis longtemps et qu'il laisse - un peu - derrière lui ses frasques. En tout cas, ce but et la victoire au bout ont été les ingrédients d'une "belle soirée pour tout le monde au club après ces cinq ans d'absence", a admis Rodgers. En espérant qu'il y en ait d'autres pour lui et Balotelli.

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