Neymar face à Dortmund, en huitième de finale aller de la Ligue des champions, le 18 février 2020
La vedette du PSG Neymar face à Dortmund, en huitième de finale aller de la Ligue des champions, le 18 février 2020 | AFP

Ligue des champions : PSG-Dortmund, les bonnes raisons d'y croire (quand même)

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Battu 2-1 à l'aller par Dortmund, privé de ses supporteurs, et peut-être de Kylian Mbappé qui toussote, le Paris Saint-Germain a toutes les raisons de craindre une 4e élimination d'affilée en huitième de finale de Ligue des Champions. Mais croyez-le ou non, le club parisien a encore de bonnes raisons d'espérer !

"Ils vont se prendre un but d'entrée, et ce sera plié". "Ils sont maudits de toute façon, ça ne passera jamais." "Après le huis clos, il manquerait plus que Mbappé ait chopé le corona"... En abordant le match retour du PSG lors de notre conférence de rédaction matinale, il faut bien avouer que rares étaient ceux qui prédisaient une qualification du Paris Saint-Germain face à Dortmund. Sans s'appeler Madame Irma, on peut constater que les astres ne sont pas trop alignés. Pourtant, voici trois bonnes raisons de croire à une "microremontada".

► Un but suffit !

Mais oui, n'oublions pas qu'un seul but peut suffire aux hommes de Thomas Tuchel pour arracher la qualification. Le but de Neymar à l'aller vaut cher et si la cage de Keylor Nava reste cette fois inviolée, ce sont bien les Allemands qui auront la pression jusqu'à la dernière seconde. Dans l'histoire du foot français, ils sont quelques-uns à s'être qualifiés après s'être inclinés 2-1 à l'aller. Monaco l'avait déjà fait en éliminatoires de la Coupe de l'UEFA contre le Chakhtior Donetsk pendant la saison 1979-1980, puis plus récemment en 8e de finale de C1 face au Lokomotiv Moscou (2003-2004).

Lens l'avait réalisé en 16e de finale de Coupe de l'UEFA contre Kaiserslautern en 2000, idem pour Metz en Coupe Intertoto contre les Slovaques du MSK Zilina la même année, ou encore Saint-Etienne dans la même compétition en 1979-1980 face aux Polonais du Widzem Lodz. Plus loin encore, on retrouve la trace d'un Bordeaux-Porto en Coupe des villes de foire lors de la saison 1966-1967 (les Girondins étaient passés au tirage au sort après un score identique au retour). Enfin, Nice, avait aussi accompli cette performance à la fin des années 50, contre Glasgow puis contre Fenerbahçe, à chaque fois en 8es de finale de Coupe des clubs champions.

► Neymar est présent

Depuis qu'il est arrivé à Paris, le Brésilien n'a participé qu'à deux matches des huitièmes de finale de C1 avec le club parisien. Le premier était le match aller contre le Real Madrid (défaite 3-1) en 2018, le deuxième étant l'aller contre Dortmund (2-1) il y a trois semaines. Si les supporters parisiens ont pu pester contre l'absence du N.10 de la Seleçao lors des précédentes éliminations du PSG, la vedette brésilienne n'est cette fois pas blessée. Buteur à l'aller, Neymar sera inévitablement l'atout clé du PSG lors de ce match retour.

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Mieux encore, il aura un peu plus de rythme qu'en Allemagne, lorsque le staff parisien avait préféré le préserver les jours précédents en raison d'une blessure. Et même si l'anniversaire de sa sœur tombe ce mercredi, le Brésilien devrait rester concentré sur son objectif. Le natif de Mogi das Cruzes se sait scruté par la planète football et veut de nouveau rayonner. Sur le front de l'attaque, l'incertitude Mbappé est évidemment un casse-tête pour Thomas Tuchel, mais son éventuelle absence peut également permettre à Neymar d'être au cœur du jeu. De bon augure, alors qu'en face, Erling Haaland se montre plus discret ces derniers temps...

► Pas de public, pas de pression

A l'évidence il n'y aura pas de pression aux abords du stade, ni à l'intérieur. Le contexte dans lequel le PSG aborde ce match est après tout un mal pour un bien. Les Parisiens qui ont parfois souffert d'un peu de suffisance vis-à-vis de leurs adversaires, d'un trop plein de confiance, se retrouvent avec la défaite de l'aller dans la peau des outsiders. Cette fois, la pression s'est diffusée dans le camp adverse qui peut croire à un exploit face à une équipe que l'on présente malgré tout comme un potentiel vainqueur de la compétition.

S'ils ont été surpris par le défi physique imposé par leurs adversaires lors du match aller, les protégés de Tuchel sont cette fois prévenus… Avec la profondeur de son banc, le tacticien allemand aura à l'évidence trouvé la parade dans son schéma.
Et le huis clos ? Là encore, un mal pour un bien. Obligés de faire la différence au Parc des Princes, les coéquipiers de Thiago Silva ne souffriront pas d'éventuelles réactions ou banderoles oppressantes de leurs supporteurs. Et sinon, ils pourront toujours avancer que les éléments étaient contre eux. Les excuses sont toutes trouvées !