Ligue des champions : pourquoi Raphaël Varane est attendu au tournant face à l'Atalanta Bergame

Publié le , modifié le

Auteur·e : Coralie Salle
Raphaël Varane, joueur du Real Madrid
Raphaël Varane positif à la Covid-19 sera forfait contre Liverpool et le Barça | OSCAR BARROSO / SPAIN DPPI / DPPI VIA AFP

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Le Real Madrid affronte l’Atalanta Bergame ce mercredi à 21h, lors des huitièmes de finale aller de la Ligue des champions. Sans Sergio Ramos, blessé, Raphaël Varane va devoir prendre ses responsabilités en défense centrale madrilène.

Sa performance va être scrutée. Analysée. Débattue. Sans Sergio Ramos, Eden Hazard et Karim Benzema blessés, Raphaël Varane est certainement le joueur du Real Madrid le plus attendu face à l’Atalanta Bergame, ce mercredi, en huitième de finale aller de la Ligue des champions.

Pour son 350e match avec le club de la capitale espagnole, le Français va porter le brassard de capitaine et va avoir la lourde tâche de composer sans Sergio Ramos, pilier de la défense madrilène. Une mission qui a toujours été compliquée pour l'ancien joueur du RC Lens. Ligue des champions oblige, pourquoi le Français est-il si attendu au tournant ce mercredi ?

Parce que Varane a du mal à faire sans Ramos

Pour beaucoup d'observateurs, le défenseur français n'arrive pas à être performant sans Sergio Ramos à ses côtés. Lors des dix derniers matches de Ligue des champions sans l'Espagnol, le Real Madrid a perdu huit fois. Et à chaque défaite, c’est la même musique : son habituel binôme en défense est pointé du doigt et son manque de leadership est décrié.

Un match résume cette idée. Lors du huitième de finale retour de la Ligue des champions le 7 août dernier, les Merengues défient Manchester City sans leur capitaine emblématique, suspendu. Et Raphaël Varane se loupe. Le défenseur français commet deux erreurs de concentration sur les deux buts du club anglais.

À la fin de la rencontre, le champion du monde 2018 analyse sa performance sur les antennes de Movistar, l'air déçu : "Je veux faire front parce qu'à mes yeux, cette défaite est pour moi. Parfois, tu peux échouer. Aujourd'hui, j'ai échoué, et je dois l'assumer. Je n'ai pas d'explications pour ces erreurs. C'est une nuit compliquée pour moi. Je dois assumer mon rôle dans les bons comme dans les mauvais moments".

Le lendemain de la rencontre, le Français se retrouve de nouveau sur le banc des accusés. "Varane tombe encore sans Ramos", lance Marca. "Varane est champion du monde comme Ramos, mais ils n'ont pas le même niveau" accuse El Mundo. Avec le club espagnol, l'histoire est un éternel recommencement pour le natif de Lille, qui a pourtant prouvé à la Coupe du monde 2018, qu'il pouvait être un patron.

Parce que le Real Madrid n'arrive pas à se délivrer de ses figures

Et si, justement le problème de Varane était plus profond qu’un simple "Sergio Ramos lui a donné une carrière" ? En effet, cette énigme peut aussi trouver sa réponse dans l'essence même du Real Madrid. Si certains clubs sont définis par des idées de jeu, le club de la capitale espagnole, lui, est régi par des icônes. De Juanito, en passant par Raúl ou Sergio Ramos, les Merengues ont toujours mis un visage sur leurs succès et évoquent cette figure lors des moments difficiles.

Encore trente ans plus tard, l’esprit de Juanito est invoqué quand le Real Madrid doit faire une remontada en Coupe d'Europe. L'ancien n°7 est l'un des représentants des folles remontées du club de la capitale espagnole. En 1986, les Merengues affrontent l'Inter, lors des demi-finales de la Coupe de l'UEFA. Au match aller, le Real Madrid perd 2-0 sur la pelouse du club italien.

L'Espagnol se présente en conférence de presse après la rencontre, et va sortir une phrase devenue légendaire : "Crois moi, 90 minutes à Bernabéu, c'est vraiment très long". Au match retour, le Real Madrid vient à bout de l'Inter avec un retentissent 3 à 0 et se qualifie pour la finale. Des faits qui ont renforcé la figure iconique de l'ancien joueur du club de la capitale.

Je le rends meilleur et lui aussi me rend meilleur" - Raphaël Varane à propos de Sergio Ramos

Et quand cette figure n’est pas présente dans l'effectif, le club a dû mal à s’en détourner. "Lors des derniers matchs sans Sergio (Ramos) en Ligue des champions, l'équipe n'était pas bien. Il apporte beaucoup sur le plan collectif, son caractère est très bon pour l'équipe. Je ne sais pas si c'est un hasard, mais on n'a pas été bons défensivement sans lui en Ligue des champions. Mais ça concerne tout le monde. Je le rends meilleur et lui aussi me rend meilleur", expliquait à BeIN Sports l'ancien défenseur de Lens à ce sujet. Pourtant contre l’Atalanta, Raphaël Varane va devoir surpasser l’image de l'icône. Un objectif qui s'annonce difficile, tant cette dernière est présente.

Parce que le sevrage se fait peu à peu et Varane doit confirmer

Blessé au genou gauche, Sergio Ramos n’a plus porté la tunique du Real Madrid depuis le 14 janvier dernier. Sans son capitaine, les Merengues ont dû trouver des solutions. Ce fut dur, mais Raphaël Varane a répondu présent. Contre Huesca le 6 février dernier, l’international français a mis un doublé et a permis à son équipe de remporter le match avec du caractère.

"Je n'ai pas marqué pour Madrid depuis longtemps, donc je suis très heureux. J'essaie toujours d'aider. Comme je le dis toujours, c'est une affaire d'équipe, nous avons été très solidaires. Dans les moments difficiles, nous n'avons pas baissé les bras", expliquait le Français, ravi, à la fin de la rencontre.

Associé à Nacho depuis quelques semaines, l’ancien joueur du RC Lens retrouve peu à peu un niveau convaincant. En championnat, le Real Madrid a enchaîné trois victoires consécutives contre Getafe, Valence et Valladolid, sans encaisser le moindre but. Sans Sergio Ramos, les Merengues ont gagné cinq de leurs sept matches. Contre l’Atalanta Bergame, la paire va devoir montrer qu'elle est complémentaire en Europe, sans Ramos. D'autant plus que l'avenir de l'Espagnol au Real Madrid est incertain puisqu'il est en fin de contrat en juin prochain.

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