Ligue des champions : Paris n'est plus un simple prétendant

Publié le , modifié le

Auteur·e : Andréa La Perna
Tuchel et Neymar tristes C1

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Battu en finale de la Ligue des champions ce dimanche, le Paris Saint-Germain ne fêtera pas son premier sacre dans la compétition en 2020. Si la déception domine à chaud, l’abattement systématique accompagnant chacune des éliminations européennes de l’ère QSI n’a pas hanté la rencontre. Au contraire, cette défaite tout sauf honteuse aura prouvé que le club de la capitale est plus que jamais un candidat légitime à la C1.

Inévitablement, Neymar a craqué au coup de sifflet final ce dimanche soir. Inconsolable malgré les étreintes de ses coéquipiers et les accolades de David Alaba et de Leonardo, le Brésilien qui devait amener le PSG à son premier sacre en C1 a éprouvé toutes les difficultés du monde pour se joindre à la cérémonie protocolaire. Mais ses larmes n’avaient définitivement pas la même teneur que celles des dernières éliminations parisiennes.

Des larmes mais pas d'humiliation

Il n’y avait pas ce sentiment teinté d’abattement et d’humiliation pourtant devenu si familier du côté de la capitale entre les désillusions du Camp Nou, de Manchester et les terribles aveux de faiblesse contre le Real Madrid et Manchester City. "C’était un combat, on a tout donné, on a laissé notre cœur sur le terrain. Je suis déçu mais pas trop”, a même assumé Thomas Tuchel au micro de RMC Sport après la rencontre, frustré mais bon joueur et plutôt souriant.

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Perdre en finale de la compétition la plus prestigieuse d’Europe en tenant tête à ce Bayern Munich, qui a marché sur tous ses adversaires depuis le début de la C1, est tout sauf infamant. Si le PSG a rivalisé avec l’attaque la plus crainte d’Europe, ne concédant que trois occasions, c’est forcément le signe qu’il ne manque pas grand chose au club de la capitale pour décrocher le Graal. Paris est légitime dans sa volonté à entrer dans la cour des grands d’Europe.

Jusqu’à présent, le club financé par QSI n’était considéré par ses adversaires et ses détracteurs que comme un nouveau riche prétentieux tout simplement pas à la hauteur des défis qu’il s’est fixés. Sa fragilité en phase éliminatoire était devenue une blague récurrente. Elle semblait même ancrée dans son ADN. Mais le PSG a enfin brisé son plafond de verre en passant le stade des quarts de finale pour la première fois depuis le changement de propriétaire.

Le verre à moitié plein

Quelque chose s’est produit cette saison, notamment depuis la qualification contre Dortmund (2-0) acquise dans un Parc des Princes aussi vide à l’intérieur que brûlant à l’extérieur. La communion des supporters avec l’équipe a coïncidé avec celle du vestiaire. “J’espère vraiment que les spectateurs peuvent sentir que cette équipe est une vraie équipe”, insistait Thomas Tuchel trois jours avant la finale. Les efforts défensifs acceptés par Neymar et Kylian Mbappé sont un des témoignages de ce nouveau PSG, laissé un peu plus tranquille par ses démons habituels.

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La grande majorité des vainqueurs de la Ligue des champions avaient de toute façon déjà connu une défaite en finale avant de soulever la coupe aux grandes oreilles. Il faut d'ailleurs remonter en 1997 pour retrouver la trace du dernier à l’avoir remportée dès sa première finale en C1, en l’occurrence le Borussia Dortmund. Nul doute que cette défaite, aussi frustrante soit-elle, n’aura pour incidence que de consolider les objectifs du club de la capitale, qui va se remettre en chasse dès le mois d’octobre pour tenter d’accrocher une étoile au-dessus de son blason.