Liverpool Gerrard
Le capitaine de Liverpool, Steven Gerrard | DPPI - KIERAN MCMANUS

Ligue des champions : Liverpool sans filet, la Juventus en ballotage favorable

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Deux anciens champions d’Europe jouent leur avenir sur un match: Liverpool, 3e du groupe A, est condamné à battre le FC Bâle à Anfield pour accéder aux huitièmes de finale. La Juventus Turin peut elle se contenter d’un match nul face à l’Atlético Madrid pour être certaine de terminer devant l’Olympiakos dans le groupe A. Verdict ce mardi soir.

Liverpool et la Juve vont tenter d’éviter l’humiliation d’une élimination dès le premier tour de la Ligue des champions, mais les deux cadors ne sont pas dans le même état d’esprit. La situation des Bianconeri, qui n’ont besoin que d’un point pour passer, diffère de celle des Reds, décevants depuis le début de saison tant en C1 qu’en Premier League. 

Liverpool friable derrière, moyen en attaque

Les hommes de Brendan Rodgers doivent impérativement s’imposer devant Bâle sous peine d’être (au mieux) reversés en Ligue Europa à la faveur d’une troisième place qui serait peu flatteuse. Avec deux points de retard sur les Suisses, le LFC reste maître de son destin et il sait qu’il peut compter sur l’atmosphère d’Anfield pour venir à bout du club préféré de Roger Federer, vainqueur 1-0 à l’aller.

Il faudra cependant beaucoup mieux jouer que samedi (0-0 contre Sunderland) ou que face aux Bulgares de Ludogorets Razgrad il y a deux semaines (2-2 avec de grosses lacunes en défense). Le départ de Luis Suarez à l’intersaison, le déclin de Steven Gerrard et de quelques cadres (Johnson, Skrtel),  et le recrutement onéreux et raté (Lovren, Balotelli, Lallana, Lamberts…etc) sont à l’origine des maux des Reds qui n’ont plus rien à voir avec le prétendant au titre de la saison passée.

En Ligue des champions, Liverpool ne compte qu’une seule victoire (2-1 contre Ludogorets lors du premier match) et il évolue désormais deux crans en dessous des ténors de l’épreuve (4-0 encaissé en deux matches contre le Real Madrid). Mais les fans du club de la Mersey se souviennent qu’ils avaient vécu une soirée inoubliable il y a dix ans presque jour pour jour. Menés 1-0 et donc contraints de marquer trois fois pour se qualifier, les hommes de Rafa Benitez avaient réussi l’exploit de renverser la vapeur, Gerrard inscrivant le but du 3-1 à deux minutes du terme devant un kop en liesse. Cinq mois plus tard, Liverpool remportait sa huitième Coupe d’Europe, la cinquième coupe aux grandes oreilles de sa glorieuse histoire.

La Juve se méfie

Double championne d’Europe, la Juventus doit également valider son ticket pour le top 16. Mais les Turinois partent avec davantage de chances que Liverpool. Il suffit en effet d’un petit point aux coéquipiers de Paul Pogba pour franchir l’obstacle au détriment de l’Olympiakos qui bénéficie pourtant d’une différence de buts particulière favorable (succès 1-0 au Pirée, défaite 3-2 à Turin).

Comme les Grecs partent nettement favoris face aux Suédois de Malmö, les Juventini doivent assurer le coup pour éviter les affres d’une seconde élimination précoce après la saison dernière (Galatasaray avait sorti la Juve grâce à un but de Sneijder à trois minutes de la fin du dernier match, à Istanbul). Avec un peu d’audace, ils peuvent même ravir à l’Atlético la première place du groupe. A condition de s’imposer par deux buts d’écart face au finaliste de l’édition 2014. Pas gagné.

Grégory Jouin @GregoryJouin