Benzema - James Rodriguez/Real-Bayern
Karim Benzema (deux fois) et James Rodriguez ont marqué lors de cette demi-finale retour | Maxppp - Rodrigo Jimenez

Ligue des champions: le Real s'en sort très bien face au Bayern

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Le Real Madrid pour la troisième saison de suite pour la finale de la Ligue des Champions, après le nul concédé face au Bayern Munich (2-2) mardi en demi-finale retour. Les Espagnols s'en sortis grâce à leur succès de l'aller, mais dans cette rencontre, ils ont eu de la réussite alors que les Munichois entreprenants n'ont pas été récompensés de leurs efforts.

Malgré l’avantage pris huit jours plus tôt en Bavière, le Real Madrid s’attendait à un gros match : le Bayern n’est pas le genre d’équipe à se laisser dicter son destin. Et de gros match il en fut question, avec du rythme et de l'engagement, et avec une entame de feu où, effectivement, le Bayern mettait tout de suite les Madrilènes sous pression. Et sur leur première occasion nette, ils ouvraient la marque par Kimmich reprenant victorieusement un bon centre de Thomas Muller dans une défense espagnole en proie au flottement.

Un penalty oublié

Le match était lancé et le duel pour la qualification relancé. D’autant que le Real ne tardait pas à réagir ; avec Benzema qui, après une frappe ratée de Cristiano Ronaldo, était à la conclusion d’une belle transversale de Marcelo et trompait Ulreich (1-1, 11e).

Après ce début tonitruant, les deux équipes se rendaient coup pour coup, avec deux situations franches de chaque côté : Marcelo bien lancé qui butait sur Ulreich, puis le gardien bavarois qui détournait en corner une frappe de Ronaldo, côté Real alors que les Allemands se heurtaient à Navas par Lewandoski puis par James Rodriguez sur la même action.

Les Allemands avaient même l’occasion de refaire leur retard sur une main de Marcelo dans la surface de réparation, stoppant le centre de Kimmich, juste avant la pause. Mais l’arbitre turc M.Cakir jugeait qu’il n’y avait pas penalty.  

La bourde d'Ulreich

La chance semblait décidément du côté du Real. Puisque dès la première minute de la deuxième période, sur une passe en retrait anodine de Tolisso vers son gardien, Ulreich sortait puis comprenait qu’il ne pouvait pas intervenir à la main… Ces quelques secondes d’hésitation lui étaient fatales, il laissait passer le ballon et Benzema en embuscade en profitait pour donner l’avantage (2-1) à son équipe du Real qui faisait le break pour la qualification.

Sonnés, les Bavarois reprenaient tout de même leurs assauts vers la cage de Navas, lequel repoussait une frappe d’Alaba. Puis deux minutes plus tard, Lewandoski était bousculé par Ramos dans la surface, mais une nouvelle fois M.Cakir ne bronchait pas.

A beaucoup pousser, les Allemands se mettaient aussi en danger sur des phases de contres madrilènes rondement menées. Cristiano Ronaldo manquaient deux belles occasions qui auraient pu tuer le suspense. Le Portugais, autant muselé qu’à l’aller,  a d’ailleurs été maladroits et moins influent dans cette rencontre que d’habitude.     

Furia allemande

Le Bayern insistait par Hummels, Thomas Muller, ou encore Niklas Süle, mais Navas restait vigilant. Le portier madrilène devait tout de même s’incliner sur un nouveau coup de boutoir et une frappe de James Rodriguez. (2-2, 63e).

Le match déjà très enlevé, montait encore en intensité. Le Bayern avait plus que jamais la direction des opérations et mettait une grosse pression. Navas intervenait encore de façon décisive devant Tolisso, puis s’envolait sur une tête de Thomas Muller. La furia allemande mettait la défense du Real  jusqu'aux arrêts de jeu, mais ni Hummels ni Lewandowski, ne parvenait à convertir les dernières occasions. Les joueurs de Jupp Heynckes échouaient une nouvelle fois face au Real, comme la saison précédente en quarts de finale.

Il  était dit que la réussite devait être du coté Madrilène. Car les Merengues se sont fait peur, ils ont été sérieusement malmenés et s'en sortent vraiment très bien. C'est bien là l'essentiel pour eux qui rejoignent la Juventus  comme équipe disputant une 3e finale de rang... Et Zidane rejoint Lippi.      

Christian Grégoire