Tirage au sort C1
Le tirage au sort de la Ligue des champions | FABRICE COFFRINI / AFP

Ligue des champions : le PSG, Lyon et Monaco dans l'attente

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C'est ce jeudi, à partir de 18h00, que Paris, Lyon et Monaco connaîtront leurs adversaires en phase de poules de la Ligue des champions. Le PSG, chapeau 1, a nettement moins à craindre de ce tirage que l'OL et l'ASM, assurés de tomber sur un gros morceau.

Qui aura le meilleur groupe des trois ? Qui aura le pire ? A partir de 18h00 ce jeudi soir, Paris SG, Lyon et Monaco vont connaître, au tirage au sort à Monaco, leurs adversaires en phase de poules de la Ligue des champions. 

Trois clubs français qualifiés pour la Ligue des Champions, ce n'était plus arrivé depuis la saison 2012/13. Supporters, joueurs et états-majors de ce trio vont frissonner en dépit de la canicule qui s'abat sur la France. Après ces sueurs froides, il faudra patienter jusqu'aux 13 et 14 septembre, dates de la 1ère journée de groupes de la compétition reine.

Des trois représentants de L1, le quadruple champion de France, le PSG, est le plus régulier dans la compétition européenne (quatre quarts de finale consécutifs). Les dirigeants qataris, Nasser Al-Khelaïfi en tête, sont des habitués des tirages. Et sont plutôt sereins. D'abord parce que leur effectif, même sans la mégastar Zlatan Ibrahimovic, est taillé pour la C1, grand rêve des propriétaires du club de la capitale française. 

"Au niveau collectif, on veut faire pareil que l'année dernière (tout gagner sur le plan domestique), et mieux avec la Ligue des Champions", a confié à l'AFP Layvin Kurzawa, l'homme en forme du PSG en ce début de saison.

Paris échapp​era au Real et au Barça

Le PSG tremblera moins que Lyon et Monaco car il a été versé dans le chapeau N.1, celui du tenant du titre (le Real Madrid de Zinédine Zidane) et des champions des sept nations les mieux classées par l'UEFA à la fin de l'exercice précédent. C'est-à-dire, dans l'ordre, le FC Barcelone, Leicester, le Bayern Munich, la Juventus Turin, Benfica, Paris et le CSKA Moscou. Le PSG ne croisera donc pas en première phase ni le Real, comme la saison précédente, ni Barcelone, comme il y a deux ans.

Et si le chapeau 2 compte un gros client, l'Atletico Madrid d'Antoine Griezmann, s'y trouvent aussi des formations qui n'ont a priori pas de quoi faire peur au PSG, comme le Bayer Leverkusen, Naples ou Arsenal.
Lyon peut en revanche stresser.

Lyon peut hériter de Séville ou de Dortmund

Dans le chapeau N.3, l'OL d'Alexandre Lacazette est à la merci d'un des ténors du premier chapeau (pas le Paris-SG car les clubs d'une même nation ne peuvent se retrouver). Et les Lyonnais pourraient hériter d'une autre solide équipe du 2e chapeau. Comme par exemple le triple champion de la petite Europe, le FC Séville, ancien club d'Unai Emery, actuel coach du PSG. Ou encore le Borussia Dortmund et ses deux flèches Pierre-Emerick Aubameyang et Ousmane Dembélé. Sans oublier Porto, qui a éliminé l'AS Rome en barrages.

Mais même un "bon tirage" sur le papier ne se traduit pas forcément sur le terrain. L'Olympique lyonnais l'a appris à ses dépens la saison dernière, éliminé dès la phase de groupes malgré un tirage accessible (Valence, Zenith Saint-Petersbourg, La Gantoise).

Monaco, au bon souvenir de 2014-2015 ?

Et puis il y a Monaco, premier club français à s'extirper du parcours du combattant qualificatif pour la C1, depuis que le 3e du championnat doit disputer un 3e tour préliminaire avant les barrages. Tombeur de Villarreal, le club de la Principauté tombe dans le 4e et dernier chapeau. Cela lui évitera d'affronter le champion de Turquie, Besiktas, mais devrait logiquement lui offrir un groupe très relevé, puisque Tottenham, par exemple, se trouve dans le chapeau N.3.

Monaco pourra toutefois convoquer l'esprit de l'édition 2014-15 de la Ligue des champions. Le club, déjà dans le chapeau 4, avait hérité d'un groupe corsé (Bayer Leverkusen, Zenith Saint-Pétersbourg, Benfica Lisbonne), qu'il avait finalement remporté avant d'aller jusqu'en quart de finale face au futur finaliste, la Juventus Turin.

AFP