Ligue des Champions: le Bayern Munich bousculé mais qualifié pour les demi-finales

Ligue des Champions: le Bayern Munich bousculé mais qualifié pour les demi-finales

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Vainqueur 1-0 au match aller, le Bayern Munich a obtenu un match nul (2-2), ce mercredi, face au Benfica Lisbonne, pour le compte du match retour des quarts de finale de la Ligue des Champions. Un score qui permet aux hommes de Pep Guardiola de se hisser en demi-finales de la grand-messe européenne pour la cinquième saison consécutive. Dans l'autre match de la soirée, on notera l'élimination du Barça, vaincu 0-2 par l'Atletico Madrid grâce à un doublé d'Antoine Griezmann.

"Ce sera l'enfer de la Luz" avait promis l’entraîneur du Benfica Rui Vitoria en conférence de presse d’avant-match. Mais face à un Bayern Munich vainqueur 1-0 au match aller, les Portugais n’ont pas été en mesure de tenir leur promesse. Ils ont en effet été largement dominés en début de rencontre, les Munichois confisquant littéralement le ballon et affichant une possession de balle avoisinant les 80% après 20 minutes de jeu.

Jimenez en trouble-fête

Toutefois, en dépit de la nette domination allemande, l’ouverture du score était à mettre au crédit des locaux. Parfaitement servi par Eliseu, Raul Jimenez réalisait une splendide tête plongeante plein axe, profitant d’une sortie hasardeuse du portier munichois (1-0 à la 27e). Le public de l’Estadio Da Luz exultait ! Dans la foulée, les Portugais manquaient le but du 2-0. Jimenez, encore lui, était en bonne position mais sa frappe du pied droit était captée par un Manuel Neuer décisif (30e).

Piqué au vif, à l’image d’un Guardiola crispé par ce but adverse et cette tentative de K.O., le Bayern repartait à l’attaque et parvenait à reprendre l’ascendant grâce à Arturo Vidal, déjà buteur au match aller. Le milieu de terrain chilien profitait d’un centre repoussé plein axe par le portier portugais pour planter une magnifique reprise de volée. Moraes s’employait. En vain (1-1 à la 38e).

Le Bayern fait le break

Au retour des vestiaires, les Lisboètes savaient pertinemment qu’ils étaient contraints à l’exploit pour espérer arracher leur billet pour les demi-finales. Mais c’était sans compter sur Thomas Müller à qui il ne fallait que sept petites minutes pour ruiner les espoirs du Benfica. Sur un corner, Javi Martinez remisait de la tête pour Müller qui se jetait victorieusement pour inscrire ce second but allemand (1-2 à la 52e).

Touchées mais pas coulées, les troupes de Rui Vitoria continuaient de pousser. Mais, sous la pression bavaroise et notamment de Costa et de Vidal, le portier portugais passait un sale quart d’heure. Un but de Thomas Müller était même refusé pour un hors-jeu (67e). Mais alors que le naufrage semblait proche, les Lisboètes trouvaient une nouvelle fois le chemin des buts allemands sur un coup franc parfaitement tiré par Talisca (2-2 à la 76e). Les hommes de Guardiola allaient devoir se montrer vigilants pour ne pas connaître une terrible déconvenue avant le coup de sifflet final.

La fin de la rencontre était intense des deux côtés mais le score n’allait plus évoluer. Face à une équipe lisboète joueuse, le Bayern Munich arrachait donc un match nul (2-2) et oblitérait ainsi son billet pour les demi-finales de la Ligue des Champions ... pour la 5e saison consécutive.

Dans l’autre quart de finale de la soirée, l’Atletico Madrid a créé la surprise en battant le Barça 2-0 grâce à un doublé d’Antoine Griezmann, éliminant du même coup les Catalans de la compétition.

Déclaration

Pep Guardiola (au micro de BeIN Sports) : "On s’est qualifiés contre la meilleure équipe du Portugal, face à de très bons joueurs. On est très heureux de se qualifier pour les demi-finales pour la cinquième fois. C’est la compétition la plus relevée du monde. On voit que des équipes comme le PSG n’arrivent pas à se qualifier pour le dernier carré. Réussir à le faire pour la cinquième fois, c’est très bien. Cette année, j’espère qu’on sera en forme pour les demi-finales, avec tous les joueurs. Pour moi, l’Altético n’est pas une surprise. C’est un des favoris. Depuis que Simeone est l’entraîneur, c’est une autre équipe. Chaque année, ils sont plus forts. J’ai un grand respect pour eux. Ils sont là toutes les années."

Isabelle Trancoën