Ligue des Champions : Juventus Turin, une Vieille Dame méconnaissable

Publié le , modifié le

Auteur·e : Andréa La Perna
Cristiano Ronaldo Juve
Cristiano Ronaldo a souvent paru seul quand il fallait sonner la révolte. | AFP

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Battue ce mercredi par l'Olympique Lyonnais en huitième de finale aller de la Ligue des champions (1-0), la Juventus Turin a été méconnaissable. Reine incontestée en Italie et valeur sûre en C1, la Vieille Dame aura rarement été aussi peu conquérante dans un rendez-vous européen. Les hommes de Maurizio Sarri se sont montrés tellement imprécis à la conclusion et tellement fébriles défensivement en première période que les Lyonnais pourraient presque regretter de ne pas avoir appuyé là où ça fait mal.

En quatre confrontations, jamais l'Olympique Lyonnais n'avait réussi à s'offrir la Juventus Turin. Mercredi, en huitième de finale aller de la Ligue des champions, le club rhodanien a enfin battu la Vieille Dame (1-0). Mais, sans rien retirer à la performance de l'OL, rarement la Juve n'aura rendu une prestation aussi fade sur la scène européenne. Observée dans deux dispositions, dominée en première période puis dominante dans le deuxième acte, l'équipe de Maurizio Sarri aura déçu sur tous les plans. 

Un secteur offensif sur arrosage automatique

Si beaucoup parleront du mutisme de Cristiano Ronaldo, le Portugais aura été l'un des rares turinois à avoir tenté de sonner la révolte en première période. Reste que le quintuple ballon d'or a été très loin de ses standards de 2020. Globalement, c'est toute l'animation qui a failli au Groupama Stadium. Des 14 tirs tentés par la Juventus, aucun n'a trouvé le cadre. Anthony Lopes a sans doute passé l'une des soirées les plus tranquilles de sa carrière. Derrière une attaque maladroite, le trio au milieu n'a jamais réussi à donner un tempo. Rodrigo Bentancur est mal placé sur le but lyonnais. Adrien Rabiot a été fantomatique, visiblement perdu sur le terrain. Et c'est quand Miralem Pjanic est sorti pour laisser sa place à Aaron Ramsey (62') que les Turinois ont retrouvé un peu de rythme.

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Ce n'est guère mieux sur le plan défensif. Au-delà de l'apport catastrophique des latéraux brésiliens Danilo et Alex Sandro, la charnière centrale Bonucci-De Ligt n'a pas rassuré. Peut-être que le violent choc subi à la tête par le jeune hollandais est à prendre en considération. Mais son compère italien a failli offrir le break à l'OL après avoir mal lu une passe en retrait de Pjanic. Heureusement pour lui, Karl Toko Ekambi a manqué le cadre alors qu'il se présentait seul face à Wojciech Szczęsny (41'). Décidés en deuxième période à conserver leur avantage, les Lyonnais éprouveront peut-être quelques regrets.

Problèmes de communication en défense

La note aurait pu être plus salée s'ils avaient insisté face à une Juventus très peu convaincante depuis la fin du mois de janvier. Si les protégés de Maurizio Sarri restaient sur deux victoires en Serie A avant d'aborder le déplacement à Lyon, ce n'était que face au 19e (Brescia) et au 20e (SPAL) du championnat. Le contenu proposé est faible et les résultats en pâtissent, particulièrement à l'extérieur. Avant d'aller à Lyon, la Vieille Dame restait sur quatre matches décevants en déplacement : une victoire étriquée contre la SPAL (2-1), un nul chez l'AC Milan (1-1), une défaite chez le modeste Hellas Vérone (2-1) et une autre défaite à Naples (2-1). Attention cependant à l'expérience de la Juve en C1, qui sera revancharde au match retour, dans son antre, où elle a remporté 16 de ses 17 matches toutes compétitions confondues (1 nul). Les Lyonnais sont prévenus.