Ligue des champions : Bergame, une Atalante au service du jeu

Publié le , modifié le

Auteur·e : Andréa La Perna
Atalanta
La joie de Gosens et Hateboer après la qualification de l'Atalanta pour les 8e. | AFP

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Club le moins expérimenté des huitièmes de finalistes de la Ligue des champions, l'Atalanta Bergame accueille le FC Valence ce mercredi. Si cette affiche n'est pas la plus alléchante de la semaine, elle a pourtant de grandes chances d'offrir un beau spectacle. Vent de fraîcheur dans le championnat italien depuis maintenant 4 saisons grâce à un football très offensif, l'Atalanta découvre la C1 sans prendre de pincettes. La "Dea" est en chemin pour écrire la belle histoire de cette édition.

Au lendemain de Dortmund-PSG et d'Atlético-Liverpool, l'excitation est retombée. Pas sûr que les matches de Ligue des champions de ce mercredi soir fassent saliver le commun des mortels. Plus particulièrement, l'affiche Atalanta Bergame - FC Valence a été catégorisée dès le tirage au sort comme étant la moins alléchante des huitièmes de finale. Il faut dire qu'elle oppose un des seconds couteaux de la Liga à un club italien jamais encore aperçu à ce niveau en Ligue des Champions. Mais les adeptes blasés d'une C1 trop souvent accaparée par les mêmes cadors y trouveront leur compte, surtout si la curiosité les porte à s'intéresser à Bergame.

Le débutant n'a pas froid aux yeux

Les afficionados de la Serie A le savent déjà, mais l'Atalanta est clairement l'équipe la plus sexy du moment en Italie. Avec 63 buts au compteur après 24 journées, la "Dea" est de loin la meilleure attaque du championnat italien (18 buts d'avance sur la Juventus Turin). Le club lombard est du genre à coller des roustes. Le 7-0 chez le Torino il y a un mois et le 5-0 contre l'AC Milan fin décembre peuvent faire pâlir certains adversaires. Habitué à osciller entre la première et la deuxième division jusqu'en 2010, Bergame suscite désormais la crainte chez ses adversaires. Demandez le à Pep Guardiola.

Après le match nul concédé par ses Citizens début novembre en phase de poules de la Ligue des champions (1-1), l'entraîneur espagnol n'a pas tari d'éloges concernant l'Atalanta. Jouer le club italien "c'est comme aller chez le dentiste", avait-il rigolé. L'AS Roma en a fait l'expérience ce samedi, en s'inclinant 2-1 après avoir ouvert le score.

Après un début de saison décevant, la "Dea" a retrouvé le visage qu'elle affichait la saison précédente. Constamment portée vers l'attaque et pas avare de prises de risques, la formation de Gian Piero Gasperini est du genre à harceler l'adversaire. Le marquage est individualisé, mais il se rompt aussitôt que le ballon s'approche un peu trop d'un défenseur.

S'appuyant sur la recherche du surnombre aux abords de la surface, le technicien italien peut compter sur trois atouts offensifs aussi dangereux que différents. Il y a bien sûr l'inévitable "Papu" Gomez, petit gabarit argentin aussi vif que technique. L'attaquant de pointe, Duvan Zapata, apporte de son côté une présence athlétique dans le dernier tiers adverse. La troisième arme n'est pas des moindres. Meilleur buteur du club en Serie A cette saison, Josip Ilicic joue le rôle de la menace imprévisible (demandez à Salvatore Sirigu, vidéo ci-dessus). Grand gabarit à l'allure nonchalante et aux déplacements disgracieux, le Slovène est capable de trouver la solution par le dribble, la frappe ou la passe.

Gasperini a plusieurs atouts dans sa manche

Face à une équipe de Valence diminuée, l'Atalanta Bergame va continuer à représenter la Serie A sur la scène européenne. Un rôle que le club découvre cette année et qui pourrait lui coller à la peau encore un moment. Clairement, le parcours de la "regina delle provinciali" (reine des provinciaux) en C1 a de fortes chances d'être la belle histoire de cette édition. Les premières lignes des débuts de la "Dea" en Ligue des Champions sortent déjà de l'ordinaire. Au tour précédent, l'Atalanta était dernière de son groupe avant la sixième journée.

La formation de Gian Piero Gasperini a finalement réussi à arracher sa qualification en huitièmes de finale grâce à une victoire nette (3-0) chez le Shakhtar Donetsk, et grâce au faux pas du Dinamo Zagreb contre Manchester City (4-1). Symboliquement affiliée à l'Atalante, héroïne de la mythologie grecque apparue aux côtés des Argonautes, le club lombard peut légitimement espérer vivre son épopée.