Saul Niguez (Atletico Madrid)
Saul Niguez, héros d'un soir à Vincente Calderon | CITIZENSIDE / Rodrigo Jimenez / citizenside

Ligue des Champions - Atletico Madrid - Bayern Munich: Saul Niguez, héros d'une soirée parfaite

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Comme face au FC Barcelone, l'Atletico Madrid a très bien défendu face au Bayern Munich (1-0). Comme les Catalans, les Bavarois se sont cassé les dents sur le mur rojiblanco. Et comme contre le Barca, Saul Niguez a fait parler sa classe pour valoriser l'immense travail de toute une équipe.

Diego Simeone aime quand un plan se déroule sans accroc. Possédé sur et en dehors de la zone technique dont il se fout comme de sa première chemise, le gourou des Colchoneros aime par-dessus tout ces situations de 1-0. Quand ses soldats doivent défendre leur cage comme des damnés. D’Oblak à Griezmann, tous se sont mis au service de la cause. Avant que Saul Niguez n’illumine la soirée (11e) de Vicente Calderon, ce volcan en perpétuelle éruption, l’Atletico Madrid s’était déjà mis en quête de ce qu’il sait faire de mieux : entrer dans le cerveau de son adversaire, le faire douter de sa capacité à prendre sa citadelle perchée haut, très haut.

Filipe Luis, soldat de l'ombre

Privée de Diego Godin, son si solide donjon, la défense madrilène n’a commis aucun impair en première période, pas un mauvais placement, pas une once de baisse d’intensité. Si l’on excepte la réaction immédiate de Vidal après l’ouverture du score – une tête sauvée sur sa ligne du casque par Gimenez – jamais l’Atletico n’a été pris en défaut. Douglas Costa ? Sans vitesse. Kingsley Coman ? Sans espace. Robert Lewandowski ? Aux abonnés absents. Juanfran, Gimenez, Savic, Filipe Luis de nouveau au firmament dans la capitale espagnole après un passage compliqué à Chelsea, tous mangent leur adversaire direct. A la pause, l’éclair de Niguez trouve dans le dévouement de ses coéquipiers un parfait écho.

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En bon chef d’orchestre, Diego Simeone guide l’ambiance du Calderon. En bon aboyeur, il replace ses hommes, moins dominateurs après la pause. Les frappes d’Alaba (54e) et de Vidal (74e) sont certes lointaines mais puisque le Bayern ne peut s’approcher, les flèches enflammées bavaroises inquiètent Oblak sauvé par sa barre sur le tir de l’Autrichien et concentré sur celui du Chilien. Pep Guardiola a beau sortir ses jokers, Müller et Ribéry, rien n’y fait, l’Atletico ne rompt pas. Fernando Torres est même tout près d’inscrire un deuxième but (75e) mais il trouve le poteau. Le scénario du match face au Barca était si proche. Le point commun entre cette rencontre et celle face aux Catalans tient en un nom, un nom qui régalera bientôt les journalistes adeptes du bon titre : Saul Niguez.

Et soudain, Saul Niguez...​

Fils spirituel de Diego Simeone, fait du même métal que son coach, l’Espagnol de 21 ans, est l’auteur du seul éclair de génie de la soirée. Mais quel moment de grâce a-t-il offert à son public, amoureux du beau tacle mais qui ne renie pas une petite douceur de temps en temps. Dans son raid si soyeux, une seule fois l’international espoir touche le ballon de son pied droit, son homologue de gauche a fait tout le reste. Aux trente mètres, Thiago Alcantara ne peut que laisser filer le félin madrilène. Bernat et Xabi Alonso servent le spectacle alors qu’Alaba force Niguez à trouver cet angle incroyable de l’intérieur du pied. Manuel Neuer ? A aucun moment, il n'a rêvé effleurer le ballon. Quatre-vingt minutes durant, ses partenaires se sont battus pour que cette action de maestro soit décisive. Saul Niguez a, lui, reçu l’ovation qu’il méritait à cinq minutes de la fin. Pour Vicente Calderon, c’est la cerise sur le gâteau d’une nouvelle soirée de rêve.

Champions League - Atlético Madrid / Bayern Munich - La merveille de Saul Niguez