Manchester United-Real Madrid
Wayne Rooney et Cristiano Ronaldo vont à nouveau se croiser sur la pelouse d'Old Trafford | AFP - CESAR MANSO

L'heure de vérité pour le Real Madrid

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Après le résultat nul du match aller (1-1), Manchester United et le Real Madrid se retrouvent pour un match retour qui s'annonce explosif. Après être sorti vainqueur par KO de sa semaine de Clasicos, les Madrilènes voudront perpétrer leurs vieilles habitudes : à savoir, aller chercher leur qualification à Old Trafford après un match d'anthologie. Méfiance toutefois car les Mancuniens, tranquilles leaders de Premier League, sont en position de force.

Le Real Madrid ne pouvait pas rêver meilleure préparation pour le match le plus important de l'année. A la veille de jouer sa peau en 8e de finale de Ligue des Champions face à Manchester United, les hommes de José Mourinho ont fait le plein de confiance. Deux Clasicos, deux victoires, dont la première, probante au Camp Nou (3-1) en demi-finale retour de la Coupe du Roi. La seconde, en championnat samedi, a achevé les Catalans et mis des Madrilènes dans les meilleures dispositions possibles avant le choc contre United.

Cette rencontre est l'heure de vérité pour le club madrilène qui a tout misé en cette fin de saison sur cette Ligue des Champions. La preuve? Pour le Clasico de samedi dernier, José Mourinho avait aligné une équipe bis avec Kaka, le jeune Morata ou encore Modric. Cristiano Ronaldo n'est entré qu'à l'heure de jeu, tout comme Khedira. Higuain, Ozil et Di Maria ont été mis au repos et seront opérationnels mardi soir. La quête de la "Decima", cette dixième Coupe d'Europe, qui fait fantasmer le Président Pérez et tous les socios, passe par à Old Trafford.

Attaque-défense?

Brillant et décisif au match aller, Cristiano Ronaldo sera encore plus surveillé dans le "Théâtre des Rêves", son jardin dans lequel il a évolué durant six ans. L'accueil devrait être à la hauteur de ce qu'il a offert au club pendant ces années puisqu'il devrait "recevoir une ovation exceptionnelle", si l'on croit Sir Alex Ferguson dans L'Equipe magazine. Le Portugais sera encore l'atout numéro 1 des Madrilènes qui vont devoir être au point tactiquement pour se sortir du piège tendu par les Anglais.

Contrairement à leurs confrontations face au Barca où leurs qualités de contre avaient fait merveille, les Merengue, virtuellement éliminés au coup d'envoi, vont rencontrer face à eux une équipe qui partage le même goût pour l'explosivité et les attaques rapides. Ils devront donc trouver l'équilibre ténu entre l'attaque et la défense. Une arrière-garde qui devrait avoir du travail aux vues de la forme des attaquants mancuniens à l'image du Japonais Kagawa auteur d'un triplé ce week-end contre Norwich City (4-0), ou encore de Robin Van Persie, deuxième meilleur buteur de Premier League (19 buts).

Un nouveau sommet?

La légende veut que ce soit après avoir assisté au quart de finale retour entre Madrid et Manchester à Old Trafford en 2003 que Roman Abramovich ait décidé d'investir dans le football. Ce soir-là, le magnat russe, comme toute l'Europe du football avait été témoin d'un des plus grands matches de la décennie. Une défaite 4-3 des Espagnols qui s'étaient tout de même qualifiés (victoire 3-1 à l'aller). Ce soir-là, Ronaldo, le Brésilien, auteur d'un triplé, avait été immense.

Déjà en 2000, les deux équipes s'étaient affrontées en quarts de finale. Après un match nul (0-0) à l'aller, les Madrilènes étaient venus s'imposer 3-2 grâce à un doublé de Raul, qui avait partagé la vedette avec l'Argentin Redondo, inventeur de la "talonnade pour soi-même". Sur les quatre confrontations entre les deux équipes, le Real s'est imposé trois fois. Souvent spectaculaire, cette rencontre décide parfois du futur vainqueur de l'épreuve. A trois reprises, l'équipe qui est sortie vivante du duel a remporté la Ligue des Champions (le Real en 1957, en 2000 et Manchester en 1968). Une statistique qui doit ravir les deux camps.