Sonny Anderson
Le joueur brésilien de l'OL, Sonny Anderson | AFP - PASCAL GEORGE

Les grandes soirées européennes du stade de Gerland

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Le stade de Gerland s’apprête à vivre sa 113e et dernière soirée européenne ce mardi en accueillant la rencontre OL-La Gantoise. Cinquante-sept ans après le premier match contre l’Inter Milan joué le 10 décembre 1958 (1-1), le club de Jean-Michel Aulas va refermer le chapitre de Gerland. Avant d’en entamer un nouveau au Stade des Lumières, retour sur les grands matches européens qui ont fait l’histoire de Gerland.

OL-Inter Milan : 3-3

Lors de la saison 2002-2003, l’OL vient de fêter son deuxième titre de champion de France et retrouve la Ligue des champions. Après le FC Barcelone en 2001-2002, elle tire un autre gros morceau européen, l’Inter Milan. Cette rencontre restera comme le plus grand souvenir de Christian Lanier, journaliste au quotidien Le Progrès qui suit l’OL depuis 1987 et l’arrivée de Jean-Michel Aulas à la tête du club. "Ce but de Sonny Anderson… On a même fait un papier sur ce but le lendemain tellement il nous avait marqué", raconte-il. Le une-deux entre le Brésilien et le Français suivi de la frappe du gauche d’Anderson avait permis aux Lyonnais d’ouvrir le score. Par deux fois, l’OL mènera au score mais à chaque fois les Italiens égaliseront avant de prendre la tête suite au doublé d’Hernan Crespo. Sonny Anderson, le grand buteur de l’OL des années 2000, offrira le point du match nul à son équipe.

OL-Real Madrid : 3-0

Lyon et le Real Madrid se sont souvent croisés à Gerland et ça a souvent souri à l’OL. Deux saisons de suite, les deux équipes se sont affrontées lors des phases de poule. En 2006-2007, l’OL s’imposait 2-0, mais le coup de maître, les Lyonnais l’avaient réalisé l’année précédente. Pour le premier match européen de la saison, Gerland avait mis ses habits de gala pour la réception du Real Madrid de Raul et d’Iker Casillas. L’OL, avec son armada qui venait de remporter son cinquième titre de champion de France, allait martyriser les Madrilènes. Dix minutes de folie entre la 21e et 31e et trois buts signés Carew, Juninho et Wiltord. Le Français parachève le chef-d’œuvre par un but d’anthologie au terme d’une action collective de toute beauté initiée sur le côté droit par Anthony Réveillère, passeur décisif.

OL-Bruges : 3-0

Lors de la saison 2000-2001, l’OL n’est pas encore champion de France et la stratégie d’Aulas se met doucement en place. Qualifié pour la Ligue des champions, les Lyonnais sortent dès la phase de poule devancés par le Barca et Leverkusen. En 8e de finale de l’UEFA, ils affrontent le FC Bruges. Secoués à l’aller – défaite 4-1 –, ils vont se révolter au retour à Gerland. "Ca été l’un des rares renversements de situation de l’histoire du stade", se remémore Christian Lanier. A cette époque, le héros ne s’appelle pas encore Juninho mais Sonny Anderson. Le Brésilien va inscrire un triplé monumental pour qualifier son équipe. Le scénario de cette qualification avec un but de l’attaquant dans les ultimes secondes de la rencontre la rend encore plus inoubliable.

OL-Werder Brême : 7-2

Au printemps 2005, l’OL est en passe devenir une place qui compte en Europe. Quart de finaliste la saison précédente, le club rhôdanien est à 90 minutes d’un deuxième quart d’affilée au moment de recevoir le Werder Brême. Vainqueurs 3-0 en Allemagne, les Lyonnais n’ont qu’à gérer tranquillement cette rencontre. Mais sous la houlette de Paul Le Guen, l’OL va jouer un football champagne inscrivant sept buts à la bande de Johan Micoud. Sylvain Wiltord va inscrire un triplé, Michael Essien un doublé. Les deux autres réalisations sont inscrites par Florent Malouda et … Jérémy Berthod sur penalty. Le jeune latéral gauche va marquer à cette occasion son premier et unique but en C1 bénéficiant du cadeau de Juninho, habituel tireur de penalty de l’OL. Cette année-là, l’OL était fort. Très fort, mais son rêve de dernier carré européen s’arrêtera à Eindhoven au cours d’une cruelle séance de penaltys.

OL-Bayern Munich : 3-0

Pas encore champion de France, l’OL affronte le Bayern lors de la deuxième phase de poules de la C1 lors de la saison 2000-2001. Ce soir-là, un jeune homme originaire du Puy-en-Velay explose aux yeux du grand public. Par un fantastique et spectaculaire doublé inscrit au grand Oliver Kahn alors meilleur gardien du monde, Sydney Govou se fait un nom et un prénom. Pierre Laigle fini de terrasser l’ogre allemand qui terminera tout de même champion d’Europe au printemps 2001. Mais ce soir-là, l’OL et Gerland tiennent l’une de leurs premières grandes soirées européennes. D’autres suivront jusqu’à ce mardi 24 novembre 2015 où l’Europe dira adieu à Gerland. "Aucun stade en France n’a accueilli plus de matches européens que Gerland, soutient Christian Lanier, hormis Chelsea, Dortmund, Manchester City, Galatasaray ou Panathinaïkos, tous les grands clubs y ont joué. Vingt-cinq Ballons d’Or ont foulé cette pelouse, tous les grands coaches aussi. C’est symbolique".