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L'entraîneur du Real Madrid, Carlo Ancelotti et son joueur Cristiano Ronaldo | AFP - JOSEP LAGO

Le Real à la sauce Ancelotti carbure

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Carlo Ancelotti a redonné de la sérénité au Real Madrid après les années Mourinho. Grâce au technicien italien, les Merengue ont retrouvé un jeu plus offensif en adéquation avec le talent des joueurs. Ronaldo flambe, Benzema évolue en confiance et toute l’équipe se met au diapason.

La "décima" est toujours d’actualité. Le Real Madrid, en passe de sortir le Borussia Dortmund en quarts de finale de la Ligue des champions (3-0 à Santiago-Bernabeu avant le retour ce mardi), poursuit son rêve de soulever la coupe aux grandes oreilles une 10e fois fin mai. Le Real va vivre un printemps savoureux avec la finale de la Coupe du Roi –le 16 mars contre Barcelone- et reste à l’affût pour le sacre en Liga.

Le triplé possible

La saison dernière, la "Maison Blanche" avait terminé très loin du Barça en championnat (15 longueurs de retard), s’était fait battre en finale de la Copa del Rey par l’Atlético Madrid (2-1) et avait subi la loi du Borussia Dortmund en demi-finales de la C1 (1-4, 2-0) sans donner l’impression de pouvoir rivaliser.

José Mourinho parti à Chelsea, le Real a engagé Carlo Ancelotti l’été dernier. Il ne le regrette pas aujourd’hui. L’ancien technicien du PSG a ramené du calme dans la capitale. Sa bonhomie tranche avec les excès verbaux de "Mou" et ses compétences ne sont plus à prouver.

Le trio "BBC" se régale

"Don Carlo" a réussi à relancer complètement Karim Benzema, auteur de sa saison la plus aboutie en Espagne (17 buts en Liga, 4 en C1). Ronaldo, toujours étincelant côté gauche (28 buts en Liga, 14 dans la compétition reine, record de Messi égalé), s’entend très bien avec le Français et le Gallois Gareth Bale, désormais parfaitement intégré (12 buts en Liga, 7 en C1).

Des joueurs comme Lukas Modric ou Jesé (avant sa blessure) ont trouvé leur place, et Xabi Alonso régule bien l’entrejeu aux côtés du Croate et de l’Argentin Angel Di Maria, très bon sur le flanc gauche. Ancelotti, qui prône un jeu plus porté sur l’offensive que son prédécesseur, a même réussi à étouffer le début de polémique consécutif à son choix de maintenir Diego Lopez dans la cage malgré le retour de blessure du portier habituel, Iker Casillas, qui dispute seulement les coupes.

Un seul bémol. Carlo Ancelotti n’a jamais atteint les demi-finales de la Ligue des champions avec une équipe autre que l’AC Milan. Ni avec la Juventus, ni avec Chelsea, ni avec le Paris-Saint-Germain. Cette anomalie devrait normalement être réparée demain soir. En attendant mieux.