Manchester United-Real Madrid
Wayne Rooney et Cristiano Ronaldo vont à nouveau se croiser sur la pelouse d'Old Trafford | AFP - CESAR MANSO

Le Real a forcé son destin

Publié le , modifié le

Mené au score jusqu'à l'heure de jeu mardi à Manchester, le Real a su profiter de l'exclusion de Nani et se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions (1-1; 2-1), bouclant ainsi une séquence de succès qui éclipse la dynamique négative de sa 1re moitié de saison.

Tout sourit au Real

Si l'on reconnaît aussi les vainqueurs potentiels d'une compétition à la  "chance" qu'ils ont, les Madrilènes postulent incontestablement à cette Ligue  des champions. Mardi, un Real empêché de tourner en rond et finalement même  mené au score a été relancé par l'exclusion très sévère de l'ailier mancunien  Nani pour une faute involontaire sur Arbeloa (56). Et même Jose Mourinho devait  avouer après le match: "A mon avis, la meilleure équipe a perdu ce soir".

Mais tout en se montrant inférieurs dans le jeu à leur adversaire, les  Madrilènes ont tout de même fait preuve de grandes vertus, comme la volonté de  rester dans le match à 1-0 après le but contre son camp de Sergio Ramos (48) et  l'efficacité démontrée dans le quart d'heure suivant le carton rouge de Nani. A  l'image de leur saison commencée de manière très décevante et relancée par une  folle semaine de succès contre le Barça (en Coupe du Roi et en Liga), les  hommes de "Mou" ont su forcer leur destin.

L'apparition de Modric

Le milieu offensif croate avait déjà réalisé un excellent clasico en  championnat à Bernabeu, samedi dernier (victoire des Blancs 2-1). Il a remis ça  contre MU en signant une entrée en jeu de haute volée à la 59e. "Notre mérite a  été de très bien jouer durant dix minutes grâce aux changements apportés avec  les entrées de Modric et Kaka", analysait Mourinho après le match.

Effectivement: en égalisant d'une superbe frappe du droit aux 20 mètres,  l'ancien meneur de Tottenham arrivé cet été à Madrid a indiqué aux siens la  voie à suivre. Sauvé par Özil en phase de poules contre Dortmund (2-2), relancé  par Modric mardi, le Real a de la ressource.

Diego Lopez, plus qu'une doublure

Une autre certitude qui s'est dégagée de ce 8e de finale retour est que le  Real a vu juste en faisant venir Diego Lopez du FC Séville au mercato d'hiver  comme remplaçant d'urgence d'un Casillas blessé. Sous les yeux de "San Iker",  le gardien filiforme (1,96 m), formé lui aussi au Real, a été l'un des hommes  du match. Ses parades auront eu raison d'un Manchester qui, même à dix, n'avait  pas encore abdiqué.

Pour les quarts de finale, début avril, Casillas ne sera certainement pas  encore remis de sa fracture du pouce gauche et Diego Lopez devrait une nouvelle  fois officier, au moins pour le match aller. Mais les Merengue peuvent dormir  tranquilles.

Les raisons d'y croire ou pas pour la suite

Pour la troisième fois en trois ans, depuis que Mourinho a pris les rênes  de l'équipe, voilà donc les Madrilènes en quarts de finale. A en juger par la  première moitié de saison calamiteuse des Blancs, actuellement relégués à 13  points du Barça en Liga, ce n'était pas forcément écrit à l'avance.

Evidemment, les Madrilènes ont encore dans le jeu des scories qu'ils vont  devoir éliminer s'ils veulent voir Wembley, théâtre de la finale: certaines  fautes d'inattention (le but encaissé sur corner à l'aller) et surtout des  difficultés à attaquer face à des équipes ne leur laissant pas d'espaces en  contre. Mais les Espagnols peuvent aussi compter sur de solides atouts: portés par  la grande forme de Ronaldo, encore auteu r d'un but mardi malgré sa prestation  plus discrète, les Merengue pourraient bien aller loin.

AFP