Manchester City
Carlos Tevez, Davil Silva, Vincent Kompany, des joueurs de Manchester City | AFP - ANDREW YATES

Le PSG veut éviter Arsenal et City

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Le Paris SG, qui a fini premier du groupe C, voudra sans doute éviter de croiser en 8e de finale de la Ligue des champions les clubs les plus huppés comme Arsenal ou Manchester City, voire l'AC Milan, lors du tirage au sort lundi midi à Nyon (Suisse). Le club de la capitale, tête de série en tant que premier et qui recevra donc au match retour des 8e de finale, avait déjà obtenu un tirage clément la saison dernière à ce stade, contre Valence (2-1, 1-1). Il avait ensuite raté de peu le dernier carré en se faisant sortir sans perdre par le FC Barcelone (2-2, 1-1).

Avec le recrutement cet été de l'attaquant Cavani, qui s'ajoute à  l'ossature constituée par le capitaine Thiago Silva, le milieu Thiago Motta et  le buteur Ibrahimovic, le PSG estime avoir désormais les arguments pour se  mêler à la lutte pour le titre européen. Un tirage  favorable ne préjuge évidemment pas du résultat final, comme Lyon  en avait fait l'amère expérience en 2011-2012 en tombant contre le modeste  APOEL Nicosie, qui s'était qualifié (0-1, 1-0, 4-3 t.a.b.).

TIRAGES A EVITER

Manchester City: les Citizens ont fait plier (3-2) chez eux le Bayern champion d'Europe après avoir été menés 2-0, une performance marquante. Les champions d'Angleterre 2012 possèdent un effectif très fourni dans le secteur  offensif (Yaya Touré, Nasri, Jesus Navas, David Silva, Negredo, Dzeko,  Agüero...), et une défense articulée autour de Kompany. Bref, ces Citizens, sacrés champions d'Angleterre en 2012, n'ont plus grand chose à voir avec ceux  qui avaient reçu le PSG en C3 en 2008-2009 (0-0). 

Arsenal : l'équipe d'Arsène Wenger domine la Premier League (leader avec deux points d'avance sur Chelsea et trois sur Manchester City contre qui elle vient quand même d'en prendre six) et a trouvé son équilibre, porté notamment par un Ramsey qui a pris une autre dimension et un Özil qui s'est parfaitement intégré. Petit bémol: l'attaque semble un cran en dessous, avec Giroud et des ailiers Podolski et Walcott en méforme.

AC Milan: les Rossoneri sont en plein ventre mou en Serie A (9e, à 22  points du leader, la Juventus) et n'ont guère brillé durant cette phase de groupes, mais ils possèdent l'expérience des joutes européennes et quelques  joueurs de classe mondiale (Kaka, Balotelli, Robinho). Plutôt à éviter, donc, même si ce n'est plus le grand Milan.

TIRAGES A SOUHAITER

Leverkusen: l'équipe de la Ruhr n'a rien d'un foudre de guerre en C1, dont elle n'a atteint que deux fois les 8e de finale en dix ans. La finale de 2002 (marquée par la fameuse volée de Zidane) est bien lointaine. Mais Leverkusen est aussi la seule équipe allemande qui s'accroche, à sept points du leader, au rythme imposé par le Bayern en championnat, et possède en Kiessling le meilleur buteur de la saison dernière en Bundesliga (25 buts).

Galatasaray: le club de Roberto Mancini, dépassé en championnat (6e à 12 points du leader), s'est qualifié en profitant des errements de la Juventus, battue sous la neige à Istanbul mercredi (1-0) après une première demi-heure disputée mardi. "Gala" présente de sérieux atouts offensifs (Drogba, Burak  Yilmaz, Sneijder) mais aussi de sérieuses lacunes défensives (14 buts encaissés  en C1)

Schalke 04: le demi-finaliste de 2011, éliminé en Coupe d'Allemagne et largué en Bundesliga (6e à 17 longueurs du Bayern), ne présente guère de joueurs reconnus, hormis peut-être le Ghanéen KP Boateng, le Péruvien Farfan ou le jeune prodige allemand Draxler. Huntelaar, son buteur N.1, est indisponible jusqu'à fin février.

Zenit Saint-Pétersbourg: il ne sera pas évident d'aller jouer à Saint-Pétersbourg en plein hiver, même si le Zenit n'a jamais dépassé les 8e de C1. Les Russes de Luciano Spalletti, outre un Arshavin vieillissant, ont Witsel à la manoeuvre et quelques attaquants dangereux (Hulk, Danny, Kerzhakov). Rien  d'insurmontable.

AFP