PSG, Ibrahimovic, Lucas, Beckham
Lucas, Ibrahimovic et Beckham | KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Le PSG a tout à gagner

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Virtuellement éliminé au coup d'envoi de ce quart de finale retour de Ligue des champions face au Barça, le PSG se présente ce mercredi au Camp Nou avec la défaveur des pronostics. Les récentes performances des Catalans dans la compétition ainsi que les statistiques donnent les hommes d'Ancelotti perdants. A eux de les faire mentir.

Au Camp Nou, Paris doit marquer pour espérer. En arrachant le nul à la dernière seconde au match aller (2-2), Blaise Matuidi a multiplié les chances de qualification du club de la capitale (5% de chance en perdant 1-2). Mais elles restent toutefois assez minces (19% de chance en faisant 2-2 à domicile à l'aller sur 191 cas recensés). "Il faut créer l'exploit là-bas. Quand on vise le très haut niveau, il faut être concentré et déterminé", exhorte Mamadou Sakho qui en appelle à "l'union sacrée". "J'espère que toute la France sera parisienne sur ce match-là", conclut le défenseur international français.

Paris est d'attaque

Armé d'une attaque performante sur le plan européen (19 buts en 9 matches), le PSG a les capacités de marquer en Catalogne. Surtout si Zlatan Ibrahimovic (3 buts, 6 passes décisives en Ligue des champions) livre une prestation à la hauteur de son dernier quart d'heure au Parc la semaine passée (1 but, 1 passe dé). Cette saison, la défense du Barça a battu un record, encaissant au moins un but lors de ses treize rencontres disputées entre le 13 janvier et le 9 mars toutes compétitions confondues. La pire série de l'histoire du club. La méforme de Piqué couplée aux blessures de Puyol et Adriano peuvent expliquer cette porosité. Privé de Mascherano, Vilanova va devoir bricoler. Une chance pour le club de la capitale.

Peut-être la seule pour l'escouade de Carlo Ancelotti. Si Messi devrait débuter sur le banc, Fabregas a montré ce week-end qu'il était une alternative crédible au quadruple ballon d'or. Le retour de Pedro et le réveil d'un Villa invisible au match aller pourrait compenser cette absence. Depuis 2006-2007, les quadruples champions d'Europe n'ont jamais été éliminés après avoir décroché le nul à l'aller dans une rencontre à élimination directe de C1. Lyon (5-2 en 2009), Stuttgart (4-0 en 2010), Arsenal (4-1 en 2010) puis Milan (3-1 en 2012) ont tous résisté chez eux avant de s'effondrer au Camp Nou. 

Une vieille tradition pour les Catalans. Dans son histoire, le FC Barcelone a décroché 23 nuls à l'extérieur en match aller des compétitions de l'Uefa, remportant 18 de ces confrontations. Et lorsqu'ils ont obtenu un nul 2-2 à l'extérieur à l'aller, ils sont invaincus en sept précédents. En Ligue des champions l'enceinte blaugrana est imprenable. Une invincibilité qui dure depuis 20 rencontres soit près de trois ans. Et cette saison, seul le Real Madrid est reparti avec le sourire de la ville hôte des JO 1992, le 26 février en Coupe du Roi (3-1).

Le Barça, recordman de quarts de finale gagnés

Mastodonte du vieux continent, le club du président Rosell vise une sixième demi-finale consécutive de la Coupe aux grandes oreilles. Cette année, il joue son 15e quart de finale de C1. Et compte 12 qualifications lors de ses 14 précédents, un record. La Juventus est la dernière à être venue s'imposer en terres catalanes à ce stade de la compétition. C'était en 2003… Des chiffres qui donnent le tournis. Pour se donner du courage, les leaders du Championnat de France peuvent se dire qu'ils ont gagné leurs cinq affrontements à élimination directe contre des clubs espagnols. Et doivent oublier qu'ils sont privés de l'indispensable Matuidi.

Contesté au match aller par les deux camps, l'arbitrage a été confié à Bjorn Kuipers. Celui-là même qui avait officié lors d'un houleux Barcelone-Milan AC en… quart de finale de Ligue des champions l'année passée. A San Siro, les deux équipes s'étaient séparées sur un nul (0-0). Au Camp Nou, elles étaient dos à dos (1-1) lorsque l'arbitre néerlandais accordait un pénalty litigieux aux locaux. "Je commence à comprendre Mourinho et ses déclarations quand le Real vient jouer ici. Maintenant que je l'ai vécu moi-même, je le comprends encore davantage, s'était alors indigné un certain Ibrahimovic. Sans l'intervention de l'arbitre, c'était du 50-50". Ce mercredi, ce sera du 81-19.

Jerome Carrere