La joie des Parisiens à Valence
La joie des Parisiens à Valence | JOSEP LAGO / AFP

Le PSG s'impose 2-1 à Valence

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Plein de maîtrise, Paris s'est imposé 2-1 en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions. Une soirée quasi parfaite lancée par les buts de Lavezzi et Pastore. Un scénario idéal jusqu'à la fin du match où Rami a réduit le score contre le cours du jeu. Dans la foulée, Zlatan Ibrahimovic s'est fait exclure.

C'est presque en jeune premier que Paris est arrivé à Mestalla. Le club parisien a une folle envie d'aimer ce printemps, de se rendre désirable aux yeux de l'Europe. Et pas que dans les boutiques de maillot. Tout le monde a oublié la période dorée parisienne du milieu des années 90. Valence et ses deux finales de 2000 et 2001, c'est déjà loin… Dispensé de pression en Ligue 1 grâce à son bon début d'année, Paris peut donc se faire beau pour la C1. Carlo Ancelotti n'a pas changé son système en 4-4-2 qui fonctionne si bien depuis que l'équipe joue …en équipe. Pour ce premier grand test continental chez un grand d'Espagne, le PSG a fait forte impression. Pas celle d'un enfant apeuré devant l'un des cracks de la classe. Le vieux briscard, c'était Paris.

Les Argentins cartonnent

Tout a fonctionné presque comme sur des roulettes ce soir. Paris avait prévu de jouer assez bas et d'exploser sur ses contres dans un style très "italien". Valence n'a eu qu'une alerte. Un missile sur le poteau de Lucas (9e). Dans la minute suivant ce coup de semonce, Lavezzi, après un une-deux avec Pastore, crochetait et envoyait un missile au milieu des buts. Guaita était sur la trajectoire mais il n'avait pas le temps d'intervenir (0-1, 10e). Le scénario idéal car cet avantage confortait les troupes d'Ancelotti dans leur stratégie. Valence avait beau monopoliser le ballon à plus de 63 %, un sentiment d'impuissance commençait à naître. Les attaquants ibères étaient sevrés de ballons. En revanche, quand le PSG récupérait la balle, ça profitait très vite aux joueurs à vocation offensive. Révélation depuis son arrivée, Lucas mettait le feu sur le côté droit. Il baladait Guardado et servait Pastore dans l'axe. L'Argentin reprenait à ras de terre et doublait le score (0-2, 43e). Quelle efficacité ! Celle qu'on louait aux grandes équipes européennes il y a peu. "Ils ont été très forts, confirmait l'entraîneur de Valence Ernesto Valverde. Chaque contre attaque était très dangereuse et la vérité est sûrement que nous avons été trop naïfs en première période."

Un final gâché

En deuxième période, Valence avait repris ses esprits mais rendait assez vite les armes quand même. Paris avait plusieurs fois l'occasion d'enfoncer le clou mais Lavezzi gâchait ses principales munitions (60e, 63e). Du match parfait, le PSG virait pourtant au rouge. Rami marquait devant Sirigu à la retombée d'un coup-franc de Costa (1-2, 90e) et Zlatan Ibrahimovic écopait d'un carton rouge pour une intervention trop musclée (90e+2). Plus qu'une ombre au tableau, cette fin de match gâchait un peu le récital parisien alors que toutes les précédentes équipes françaises avaient pris le bouillon à Mestalla. Le chemin des quarts de finale reste grand ouvert mais ces deux bêtises pourraient remettre Valence dans le coup au match retour. "Nous  repartons avec un sentiment étrange après un grand match, résume Maxwell. L'exclusion d'Ibra, le but à la fin... On va essayer de conclure la qualification à  Paris. Valence a beaucoup de potentiel comme nous l'avons vu, mais nous avons la capacité et les conditions sont réunies pour passer". Sur 89 minutes, c'est certain.

Réactions

Carlo Ancelotti (entraîneur du  Paris SG): "Notre performance a été très bonne. On a bien maîtrisé le match. Le  but de Rami change un peu les choses mais pas la performance de l'équipe.  Valence a montré des qualités, a eu la possession, mais on a très bien défendu.  Tous les joueurs ont travaillé ensemble, on a récupéré beaucoup de ballons et  on a été vite vers l'avant. Encore une fois, c'est un match maîtrisé et une  bonne performance. Je ne crois pas qu'il y ait eu de relâchement. Sirigu a eu  peu d'arrêts à faire. On n'est à la mi-temps du match. On a été bons en  première période, il faudra avoir la même attitude à Paris, ce qui n'est pas  facile. Compte tenu de tout le travail de Valence, je pense qu'ils méritaient  de marquer. Lucas a pris un coup en première période. Il a voulu essayer de  jouer la deuxième période mais il avait mal à la cheville. On verra dans les  prochains jours. Beckham? Il est arrivé, ça s'est très bien passé. Il va  s'entraîner mercredi, on va voir sa condition physique et on décidera s'il peut  jouer le prochain match ou pas."
   
Tino Costa (milieu de terrain de Valence):  "Pour le match retour, nous ne sommes pas très confiants. Nous avons affronté  un PSG très dur derrière et très dangereux devant. C'est très compliqué. On  avait le ballon, on le faisait circuler d'un côté à l'autre du terrain. On a  essayé de jouer vite mais ils ne nous ont jamais laissé d'espace que ce soit  avec Ever (Banega) en première période ou avec Canales en deuxième."

Vidéo : Carlo Ancelotti après le match

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