Le PSG retrouve la lumière en éteignant le Barça (3-2)

Le PSG retrouve la lumière en éteignant le Barça (3-2)

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Auteur d'un début de saison poussif, le PSG a réalisé une grande prestation collective pour faire chuter le Barça lors de la 2e journée de la Ligue des champions (3-2). Avec ce succès, les hommes de Laurent Blanc prennent la tête du groupe F et retrouvent une sérénité perdue depuis quelques semaines.

En voulant éviter l’orage, Paris a dissipé les nuages. Tel le maillot fluo du Barça, le PSG a brillé sur la pelouse du Parc des Princes. A l'image de Lucas, perclu de crampes à l'entame du temps additionnel, les hommes du club de la capitale ont tout donné pour faire craquer une défense jusque-là impossible à prendre à défaut depuis le début de saison et résister aux charges multiples des Blaugrana. Comme un symbole, David Luiz, critiqué pour ses performances moyennes en Ligue 1, a été le point de départ de la superbe prestation parisienne. A la réception d'un coup franc de Lucas, l'ancien joueur de Chelsea contrôle, profite du marquage laxiste de Mascherano et croise sa frappe dans l'élan (1-0, 10e). La soirée s'annonce bien. Elle bascule dans la folie. Moins d'une minute après que leurs filets aient tremblé, les hommes de Luis Enrique répondent. Iniesta dépose un délice extérieur du pied sur Neymar. Dos au but, le Brésilien donne à Messi. L'Argentin touche Iniesta, qui lui remet en une-deux d'une nouvelle douceur. Le quadruple ballon d'or croise et fait mouche (1-1, 11e).

Une tempête catalane s'abat alors sur les buts du club de la capitale. Messi est à la baguette. Sa louche géniale est mal reprise par Neymar (24e). Le PSG courbe l'échine. Friables et parfois suffisants en championnat, les hommes de Laurent Blanc montrent leur beau visage européen. Celui d'une équipe conquérante et déterminée. Jordi Alba égare le cuir aux 45 mètres. Risqué face aux jambes folles de Lucas. Le corner obtenu est botté par Thiago Motta. Lui aussi ciblé lors des récentes sorties poussives des Rouge et Bleu, l'Italien dépose le ballon au second poteau. Ter Stegen sort à la pêche et laisse Verratti inscrire son premier but depuis son arrivée en France d'un coup de tête (2-1, 26e). Le Barça est touché et perd en intensité. Invaincus sur leur pelouse à l'occasion de leurs 29 dernières rencontres européennes, les doubles champions de France en titre confirment leur solidité Porte d'Auteuil. Seule une dernière prise d'intervalle tranchante et un coup franc de Messi font passer un frisson dans les tribunes (44e). 

Le Barça ne lâche pas, le PSG plie sans rompre

Un Argentin peut en cacher un autre. Souvent dilettante en Ligue 1, Pastore sort ses habits de lumière. Cavani a laissé les siens aux vestiaires. Servi par l'ancien Palermitain, l'Uruguayen veut se remettre sur son pied droit alors que le côté gauche est ouvert (47e). Les deux hommes sont encore à l'oeuvre sept minutes plus tard. Pastore s'amuse sur le flanc droit. Son centre est récupéré par le Matador. La balle revient à droite où Van der Wiel ajuste un centre parfait. Matuidi surgit et score entre les jambes de Ter Stegen (3-1, 54e). Le coup de grâce? Non, car le PSG reste fragile. Tel un calque de la première période, le Barça réduit l'écart sur le renvoi. Dani Alvès trouve Neymar dans la surface. Contrôle, reprise de volée intérieur du pied, poteau rentrant. N'en jetez plus, la pelouse du Parc est en feu (3-2, 55e). Preuve que les Parisiens sont différents sur la scène continentale, ils se soudent au lieu de craquer.

Devant, Pastore vend du rêve. Ses deux percées balle au pied auraient mérité mieux (60e, 77e). L'inspiration de son compatriote Messi aussi. Le vice-champion du monde s'amuse à 25 mètres des buts de Sirigu. Il sert Munir. Le centre du jeune prodige trouve Alba. La reprise du latéral prend la direction des filets mais Marquinhos surgit pour la détourner. Il se relève le poing rageur (82e). Trois minutes plus tard, le poteau vient au secours de la formation privée de Zlatan Ibrahimovic sur une inspiration de Munir (85e). Il ne pouvait rien arriver au Paris Saint-Germain ce soir. Les Dieux de l'Europe sont plus cléments que ceux de l'Hexagone. 

Jerome Carrere