Blaise Matuidi (PSG) VS Jese Rodriguez (Real Madrid) C1
Blaise Matuidi (PSG) à la lutte avec Jese Rodriguez (Real Madrid) | THOMAS SAMSON / AFP

Le PSG et le Real Madrid dos à dos

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Après avoir affronté (et battu) Malmö et le Shakhtar Donetsk, le PSG passait aux choses sérieuses, ce mercredi, à l’occasion de son troisième match de poule (Gr. A) de la Ligue des Champions. Mais, à domicile, les Parisiens n’ont pas réussi à faire déjouer le Real Madrid privé de Karim Benzema et de Gareth Bale. Si Kevin Trapp s’est montré décisif, Zlatan Ibrahimovic a, lui, été transparent et le jeu offensif parisien pas assez incisif. Les deux équipes se sont séparées sur un score vierge et nul (0-0) et le match retour à Santiago Bernabeu, décisif pour la première place du groupe A, s'annonce d'ores et déjà compliqué pour les hommes de Laurent Blanc.

Si l’affiche avait de quoi faire vibrer, le public du Parc des Princes est à coups sûr reparti frustré à l'issue d'une rencontre stérile entre le PSG et le Real.

Après un début de rencontre plutôt équilibré et une première occasion parisienne signée Blaise Matuidi (11e), le Real prenait lentement l’ascendant sur le collectif parisien. Si Angel Di Maria, avec beaucoup de panache, tentait d’emballer un peu le rythme côté droit, épaulé par Serge Aurier, le jeu offensif parisien était trop timide – à l’image d’un Zlatan Ibrahimovic transparent - et la défense trop concentrée à surveiller Cristiano Ronaldo comme le lait sur le feu.

Des Parisiens trop imprécis

Résultat, les Madrilènes prenaient le contrôle des opérations et se créaient des occasions. La première était initiée par Kroos qui trouvait Jesé devant les cages parisiennes (26e). Ensuite, deux têtes (35et et 36e), dont une sur coup franc, et une chevauchée en solitaire de CR7 (43e) donnaient des frissons au PSG. Heureusement que Kevin Trapp, revenu de blessure pour la rencontre, répondait présent et préservait ses filets.

Les assauts espagnols se multipliaient et quand ce n’était pas Trapp qui sauvait la mise, c’était Maxwell qui écartait le danger in extremis (40e). Avec 11 tirs, dont 4 cadrés, en première période, le Real regagnait les vestiaires sans avantage au compteur mais avec tout de même un ascendant psychologique certain. 

Trapp décisif, Ibra apathique

Conscients qu’il allait falloir emballer un peu la rencontre pour espérer s’imposer, le PSG abordait la seconde mi-temps de manière plus incisive. Et Edinson Cavani, parfaitement servi par Thiago Motta, en faisait rapidement la démonstration même s’il manquait de peu le cadre (49e). Un manque de précision symptomatique du jeu parisien depuis le début de la rencontre. Di Maria s’offrait lui aussi une belle occasion mais sa frappe à ras de terre était interceptée par Navas (65e).

De leur côté, les Merengues continuaient leur pressing offensif, à l’instar de Ronaldo. Sur une contre-attaque signée Modric, le Ballon d’Or, excentré sur la gauche, armait sa frappe mais celle-ci venait frôler le poteau d’un Trapp qui, ce coup-ci semblait battu (73e).

Statu quo

La fin de la rencontre, sur le même tempo, n’allait malheureusement pas permettre aux deux équipes de se départager. De quoi alimenter une grande frustration des deux côtés mai aussi en tribune car le spectacle aura été plutôt décevant. 

Au classement du groupe A, le PSG et le Real comptent chacun 7 points mais les Madrilènes restent en tête à la différence de but. Le match retour à Santiago Bernabeu, le 3 novembre prochain, s'annonce d'ores et déjà comme une épreuve difficile pour les troupes de Laurent Blanc en vue de la première place.

A noter que l'autre match du groupe A qui opposait Malmö au Shakhtar Donetsk  s'est soldé par une victoire des Suédois (1-0).

DECLARATIONS

Blaise Matuidi (milieu du PSG), sur Canal+:  "On aurait aimé gagner. Derrière, le Real c'est très solide, la meilleure  défense d'Europe actuellement, c'est pas anodin. On a eu des opportunités, ç'a  été difficile. On aurait peut-être pu faire mieux offensivement. On a voulu  aller les chercher. On savait que c'était une équipe qui jouait très bien le  contre, donc il fallait être très vigilant et avoir aussi un équilibre. On va  essayer d'aller jouer la première place là-bas. Ce sera difficile, en plus il y  aura le retour de certains joueurs, mais on va essayer de s'accrocher et de  revenir avec un résultat".

Angel Di Maria (attaquant du PSG), sur Canal+: "On a eu beaucoup  d'ococasions de gagner ce match. On a été à la hauteur d'une des quatre  meilleures équipes d'Europe. On a fait un grand match, on aurait pu décrocher  la victoire, mais l'important est de ne pas perdre. C'était un match  particulier pour moi. Il y a un an je partais de Madrid, c'était très beau de  revoir des joueurs avec lesquels j'ai gagné des titres très importants. Les  choses n'ont pas très bien tourné pour moi mais on a fait un grand match ce  soir".

Raphaël Varane (défenseur du Real Madrid), sur Canal+: "Sur l'ensemble du  match, c'est le résultat mérité. On a fait un match sérieux, solide, et on  s'est créé aussi des situations dangereuses. Le point positif, c'est qu'on n'a  pas pris de but une nouvelle fois. On sait aussi sur quoi on peut s'améliorer:  quand on a joué en une ou deux touches de balle en première intention, on a  réussi à les déséquilibrer. On a vu les Parisiens en nombre sur les centres, où  les milieux de terrain n'hésitaient pas à venir dans la surface, mais on a  réussi à bien les bloquer, à mettre un bloc compact, et c'était difficile pour  eux de contourner ce bloc. C'est tactiquement un match plein, sérieux. On  aurait aimé créer plus de danger, mais on est plutôt satisfait de ce match".

Isabelle Trancoën