Javier Pastore et Zlatan Ibrahimovic
Javier Pastore et Zlatan Ibrahimovic | AFP - JOSEP LAGO

Le PSG bien parti, la Juventus et Manchester aussi

Publié le , modifié le

Les quatre premières rencontres des 8e de finales aller de la Ligue des Champions ont eu lieu. C'est l'heure d'un premier bilan. Si aucune équipe qui recevait ne s'est imposée, certaines ont pris une belle option sur une qualification. La Juventus et le PSG sont de celles-ci, à un degré moindre Dortmund et Manchester. Le match retour des Mancuniens face au Real Madrid vaudra cher.

Le fameux but à l'extérieur. L'expression est désormais consacrée et fleuri à chaque détour d'article dès que réapparaissent les phases finales de Ligue des Champions. Faire trembler les filets sur la pelouse adverse augmente sensiblement les chances de qualification. La Juventus qui a étrillé le Celtic Glasgow 3-0 en Ecosse possède ainsi 99% de chances de voir les quarts de finale. Là où le FC Barcelone était tombé (2-1) en phase de poule, les hommes d'Antonio Conte ont montré leur efficacité face à des hôtes vaillants mais limités. Le match retour du 6 mars prochain à Turin ne devrait être qu'une formalité à moins d'une incroyable défaillance collective. Autre club à s'être imposé à l'extérieur, le PSG a envoyé "un signal fort" selon Leonardo.

Les Parisiens mettent fin également aux belles séries de Valence qui était invaincu en 9 matches à domicile en Ligue des Champions et qui restait sur 17 matches sans défaite face aux clubs français. Le directeur sportif brésilien parlait de "victoire historique" après le match et il a raison. Comme face à Porto lors de la phase de poules, le PSG a affiché un tout autre visage que celui qu'il arbore sur la scène nationale. Plus cohérent, plus combatif, l'équipe de Carlo Ancelotti a affiché une "confiance" et une "sérénité" dont se félicitait Leonardo. "C'est le signe que l'on est bien dans cette compétition", a-t-il ajouté. Le trou d'air des cinq dernières minutes avec le but encaissé et l'expulsion d'Ibrahimovic vient à peine gâcher la bonne opération du club parisien qui peut légitimement tourner son regard vers les quarts.

Ronaldo et Van Persie au rendez-vous, pas Ibra

La Ligue des Champions est l'occasion parfaite pour les stars du ballon rond de revêtir leurs habits de lumière. Une était particulièrement attendue compte tenu du contexte. La réception de Manchester avait permis à Ronaldo d'ouvrir la boîte à souvenirs. Le Madrilène avait évoqué avant la rencontre le rôle de Manchester et de Sir Alex Ferguson dans sa carrière. Mais mercredi soir sur la pelouse du Bernabeu, CR7 a encore été intenable sur son aile gauche et a bien failli offrir la victoire au club Merengue. Son coup-franc en fin de match a donné quelques frayeurs à De Gea, par ailleurs intraitable sur sa ligne en seconde mi-temps, au plus fort de la pression madrilène. Le portier mancunien n'a cependant rien pu faire sur l'égalisation de Ronaldo. Sa tête, après une détente vertigineuse, répondait à celle de Danny Welbeck 10 minutes auparavant. Un partout au final

Si le Portugais a été un poison, Van Persie de l'autre côté du terrain a été un danger pour la défense madrilène. Le Néerlandais n'a pas marqué mais a  trouvé la barre et a vu une de ses frappes sauvée sur la ligne par Xabi Alonso. Zlatan Ibrahimovic lui aussi était attendu sur la pelouse de Valence, mais le géant suédois, a été en-dedans. A peine dangereux durant la majeure partie de la rencontre, il a définitivement sombré dans les dernières minutes, victime de son agacement et de son impulsivité. Son expulsion pour un mauvais geste sur un joueur valencian le prive du match retour et pourrait handicaper les Parisiens. Ces derniers pourront se rassurer en s'appuyant sur ses Argentins, Lavezzi et Pastore, buteurs mardi soir, et son Brésilien Lucas, virevoltant à Mestalla, et en regardant les statistiques, plutôt favorables. Le PSG, avec cette victoire 2-1, a 95% de chances de se qualifier au prochain tour.

Du "50-50"

José Mourinho et Alex Ferguson ont accordé leur violon mercredi soir en conférence de presse. Pour les deux entraîneurs, "c'est du 50-50". C'est faux, mais les deux hommes ont trop d'expérience pour tomber dans le panneau des statistiques. Avec ce résultat nul ramené d'Espagne, les Red Devils ont 74% de chances de voir les quarts. Un peu moins que Dortmund et ses 80% de chances après être aller chercher son match nul (2-2) en Ukraine face au Chaktior Donetsk.

Toujours en quête de la "Decima" (la dixième Ligue des Champions") qui fait rêver les socios madrilènes et Florentino Pérez, le Real Madrid jouera toute sa saison sur ce match retour le 5 mars prochain. Old Trafford, le théâtre des rêves, n'aura alors jamais porté aussi bien son nom. Le lendemain, le 6 mars, le PSG essaiera de poursuivre le sien en réglant l'affaire face à Valence.