Dortmund
La joie des joueurs de Dortmund | ALEX GOTTSCHALK / AFP

Le Dortmund-Express frappe quatre fois

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En marquant quatre buts sur le terrain de Saint-Pétersbourg (4-2), en 8e de finale aller de Ligue des champions, le Borussia Dortmund a pris une sérieuse option sur la qualification avant le match retour (le 19 mars). En menant 2-0 après cinq minutes de jeu, les hommes de Jürgen Klopp ont rapidement douché les espoirs européens du Zénith.

Visiblement, le Borussia était pressé. De tourner la page, après la claque prise à Hambourg samedi (3-0), mais aussi et surtout pressé de prouver qu’un tel accident en Championnat, où Dortmund est moins dominant que l’an passé, ne pouvait en rien altérer les ambitions du club sur la scène européenne. Alors, en cinq petites minutes, les Allemands ont mis les choses au point. Dès la 4e, Henrik Mkhitaryan a profité (1-0) du décalage de Marco Reus pour ouvrir la mise, avant que ce dernier ne s’occupe personnellement de couler le Zénith, quelques secondes plus tard, d’une jolie reprise du gauche (2-0, 5e). Le break était déjà fait.

Hulk trop seul

En apnée pendant le premier quart d’heure, frileux et maladroits dans la relance, les Russes ne sont jamais vraiment rentrés dans leur match, douchés par ce début de rencontre calamiteux. En première période, hormis quelques frappes lointaines, les locaux n’ont pas réussi à inquiéter le BVB, pourtant affecté par plusieurs absences de marque (Gündogan, Subotic, Hummels, Blaszczykowski et Bender) mais porté par un Marco Reus intenable. En face, Hulk ne faisait pas le poids, complètement esseulé sur le flanc droit de l’attaque russe, constamment surveillé par deux ou trois défenseurs Borussen.

Lewandowski a du répondant

Plus entreprenant au retour des vestiaires, le Zénith reprenait espoir à deux reprises, d’abord grâce à Oleg Shatov suite à un long cafouillage (2-1, 58e), puis sur un penalty surpuissant – mais contestable – d’Hulk (3-2, 69e). Deux joies de très courte durée puisque dans les instants suivants les buts russes survenait, à chaque fois, Robert Lewandowski. De deux frappes imparables du droit (3-1, 61e, puis 4-2, 71e), le Polonais jetait un froid dans l’enceinte de Saint-Pétersbourg à moitié remplie et déjà bien frisquette. Diminué ? En plein doute ? Peut-être, mais le Borussia file tout droit vers les quarts. 

"Les deux premiers buts du Borussia Dortmund sont les plus rapides jamais marqués par une équipe à l'extérieur dans l'histoire de la C1"