Le bus de l'OM caillassé avant le match

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Des incidents auraient émaillé l'avant-match entre l'OM et Naples aux abords du stade San Paolo malgré le millier de policiers déployés. Le bus des joueurs olympiens auraient notamment été caillassé et les forces de l'ordre auraient dû intervenir pour empêcher les Napolitains de s'en prendre aux 800 supporters phocéens venus supporter leur club.

Les autorités italiennes craignaient des débordements, et des mesures de  sécurité renforcées avaient été mises en place, notamment à l'aéroport de  Capodichino, où quelque 450 supporteurs de l'OM ont atterri mercredi à bord de  trois vols charter. D'autres sont arrivés via Rome ou directement de France en  autocars. En tout, quelque 800 supporteurs marseillais avaient acheté des  billets pour la rencontre. Selon Raphaël Raymond, envoyé spécial de l'Equipe, le bus des joueurs marseillais aurait été caillassé. 

La police a dû repousser avec des gaz lacrymogènes une centaine de tifosi  de Naples qui voulaient s'approcher du parcours emprunté par ceux de Marseille  pour gagner le stade San Paolo. Avant son arrivée, un car de supporteurs  français a fait l'objet de tirs de fumigènes qui ont brisé plusieurs vitres,  sans faire de blessés. La police a annoncé par ailleurs avoir stoppé un autre bus transportant une  cinquantaine de supporteurs de l'OM où ils ont découvert des haches, des  marteaux et des machettes. 

La rencontre était considérée comme à risques, compte tenu de banderoles  hostiles aux supporteurs napolitains déployées dans le Stade Vélodrome à  Marseille il y a quinze jours, ainsi que d'incidents en marge du match. Le 22 octobre, des heurts entre supporteurs napolitains et la police  française avaient éclaté avant le coup d'envoi de la rencontre, qui s'était  soldée par la victoire de Naples (2-1). A la pause, les supporteurs italiens  avaient lancé des fumigènes et arraché des sièges avant de tenter de les  projeter vers les supporteurs marseillais. Quelques personnes avaient été  légèrement blessées et sept autres interpellées.

Jerome Carrere