Dortmund Donetsk
Razvan Rat (Donetsk) à la lutte avec Robert Lewandowski (Dortmund) | AFP - SERGEI SUPINSKY

Le Borussia Dortmund n'est pas à l'abri

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Toujours invaincus en Champions League, les Borussen ne peuvent pas s'estimer déjà, pour autant, en quart de finale de la compétition. Lors du match aller en Ukraine il y a deux semaines, ils avaient arraché de justesse un précieux match nul (2-2) face à l'ambitieux Shakhtar Donetsk, de plus en plus régulier sur la scène européenne.

"Un match exceptionnel dans un cadre magnifique". Voilà comment Darijo Srna, le latéral croate joueur au Shakthar Donetsk depuis dix saisons, se représente la confrontation à venir, ce soir à 20h45, devant plus de 80.000 supporters jaune et noir qui n'ont plus que la Champions League pour espérer. Car contrairement à la plupart des équipes encore engagées en C1, les coéquipiers de Lewandowski n'ont plus que l'Europe pour ne pas terminer sa saison vierge de tout titre.

Distancés en championnat, battus en quarts de finale de la Coupe d'Allemagne – par le Bayern, à chaque fois – les hommes de Jürgen Klopp sont intraitables en Ligue des Champions. Avec sept matches sans défaite, et surtout trois victoires en autant de rencontres à domicile, le club allemand part logiquement favori. D'autant qu'en sept confrontations face à des clubs ukrainiens dans son histoire, les coéquipiers de Lewandowski n'ont jamais perdu.

Donetsk, le Brésil européen

Et pourtant. La dernière fois que le Borussia a atteint les quarts de finale de la C1, c'était en 1998. Pour Donetsk, c'était il y a deux ans seulement. Les oranges avaient alors éliminé l'AS Roma et confirmé leur statut de sérieux outsider européen.

Aujourd'hui, le club le plus brésilien (neuf joueurs!) du Vieux Continent n'est plus pris à la légère. Cette année encore, il s'est sorti avec brio d'un groupe particulièrement relevé en éliminant notamment Chelsea. Les champions en titre. "Le Shakthar a atteint un certain niveau à présent, un niveau qui nous permet de rivaliser avec de très grandes équipes européennes", estime le défenseur roumain Razvan Rat, au club depuis 2003. "Et nous avons une vraie chance de nous retrouver en finale." Les Allemands sont prévenus.