Arsenal - Bayern Munich
Robert Lewandowski à la lutte avec Laurent Koscielny | AFP - ANADOLU AGENCY - ALEX BROADWAY

Le Bayern en reconquête contre Arsenal

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Quinze jours après avoir concédé sa première défaite de la saison (toutes compétitions confondues) à l'Emirates Stadium d'Arsenal, le Bayern Munich reçoit les Gunners avec un esprit de reconquête. Il sera d'autant plus vif que les Bavarois ont concédé vendredi dernier leur premier match de la saison en championnat à Francfort. Mais pour espérer se qualifier pour la 13e année de suite pour les 8e de finale de la Ligue des Champions, Arsenal ne peut se permettre de revenir sans rien de Bavière.

L'international chilien Arturo Vidal l'a promis: les "Gunners" vont voir le  "vrai Bayern". Celui qui sait faire parler la poudre comme l'ont constaté à  leurs dépens des rivaux nationaux comme Wolfsburg (5-1) et Dortmund (5-1), et  européens comme l'Olympiakos (3-0) et le Dinamo Zagreb (5-0), quatre des quinze  victimes de la machine bavaroise cette saison. Pour y parvenir, la troupe de Pep Guardiola devra  se créer des ouvertures  dans des défenses de plus en plus resserrées, à l'image du mur de Francfort qui  a tenu pendant 90 minutes au point de frustrer l'attaque bavaroise pour la deuxième fois seulement cette saison. "Ils nous ont battus à Londres, ça peut arriver en Ligue des champions mais  c'est un nouveau match et on joue à la maison. On est prêt", a assuré Pep Guardiola, l'entraîneur munichois. "Ils veulent nous mettre la pression, nous attaquer, avoir la possession du  ballon, et ils ont des supers joueurs pour le faire".

Il faudra surtout saisir la moindre occasion de but, mission ratée à  l'Emirates Stadium pour y concéder au final la première et toujours unique  défaite de la saison. "Les occasions sont plus rares en Ligue des champions", a fait remarquer le  capitaine Philipp Lahm, avec le poids de ses 96 capes sur la grande scène  européenne, soulignant "la bonne forme" et les "grosses individualités"  d'Arsenal, 2e en championnat. Pour le champion du monde, le scénario idéal serait de "pouvoir marquer  vite le premier but, mettre la pression sur l'adversaire et enchainer ensuite",  avis partagé par ses coéquipiers et dirigeants. Car Arsenal serait alors contraint de se découvrir pour éviter une  troisième défaite qui réduirait presque à néant l'espoir de décrocher l'un des  deux billets pour les huitièmes de finale.

La frustration de Lewandowski 

Cela permettrait aussi d'ôter un peu de pression sur les épaules -pourtant  larges- du portier Manuel Neuer, auteur d'une énorme boulette sur le premier  but à l'aller et d'une autre sans conséquence à Francfort. Et sur une défense  qui n'est pas à l'abri d'un contre meurtrier des Gunners comme sur le second  but d'Özil à Londres. "Je ne pense pas qu'ils vont nous attendre en défense, c'est un match  complètement différent de celui de vendredi (à Francfort)", a dit le milieu de  terrain Thiago. "On a une chance de prendre les trois points perdus là-bas. J'ai hâte de  les battre", a-t-il insisté alors que Martinez soulignait l'importance de  l'emporter "car sinon on peut avoir des problèmes" pour la suite de la phase de  poules.

S'il ne le montre pas, Lewandowski est l'un des plus frustrés. Lui qui  était sur un nuage, enfilant les buts comme des perles depuis son quintuplé  contre Wolfsburg le 22 septembre, est resté muet à Londres ainsi que lors des  deux dernières sorties nationales. "Cela fait deux matches que je n'ai pas marqué et je vais tout faire pour  rectifier le tir", a assuré l'artilleur aux 17 réalisations sur tous les  fronts, dont un triplé face à Zagreb. Son sens du but et sa technique indéniables ne peuvent à eux seuls faire la  différence. Il aura besoin de bonnes combinaisons avec le rusé et prolifique  Thomas Müller (30 buts en 71 matches de C1 ) mais aussi de bons ballons  provenant des flancs.

Là, le retour du trentenaire Arjen Robben pourrait apporter l'expérience de  ses 90 matches européens à la fougue du jeune Douglas Costa, en attendant de reconstituer un jour la diabolique paire avec Franck Ribéry. "Il faudra donner plein gaz pour montrer que le Bayern est la meilleure  équipe. Mais sans se ruer aveuglément sur l'attaque", a insisté le Polonais qui  veut "absolument les trois points" pour asseoir la première place du groupe F  et faire un grand pas vers les huitièmes.

AFP