Ezequiel Lavezzi et Kévin Gameiro
Le bon travail de Gameiro a permis à Lavezzi d'inscrire son cinquième but en C1. | FRANCK FIFE / AFP

Lavezzi indispensable, Gameiro détonateur

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Deuxième meilleur buteur de C1 avec cette cinquième réalisation inscrite face à Valence (1-1), Ezequiel Lavezzi a une nouvelle fois posé son empreinte sur ce match en harcelant du début à la fin la défense adverse. Remplaçant malgré les absences d'Ibrahimovic et Ménez, Kévin Gameiro a lui prouvé à son entraineur qu'il avait sa place dans le onze de départ.

Courses incessantes, appels dans tous les sens, pressing constant : Ezequiel Lavezzi est un cauchemar pour toutes les défenses d'Europe sur lesquelles il fait peser un danger permanent. Comme à l'aller, Valence l'a appris à ses dépens en encaissant un nouveau but du guerrier argentin après celui inscrit à Mestalla quelques semaines plus tôt. Avec désormais 11 buts et 5 passes décisives en 32 matches toutes compétitions  confondues, sa saison est en train de prendre une allure nettement plus conforme aux espérances qui l'accompagnaient cet été à son arrivée en  provenance de Naples.

Privée d'Ibrahimovic et Ménez, l'attaque du PSG fondait beaucoup d'espoir dans la capacité de percussion de l'ancien napolitain. Bien moins inspiré qu'au match aller, Lucas a laissé à Lavezzi le soin de maltraiter cette défense. Il aura fallu attendre 66 minutes pour voir l'Argentin récompensé de ses efforts, concluant une action initiée par Gameiro. "Pour la confiance, c'est important de marquer, mais l'essentiel est d'être utile à l'équipe", a sobrement déclaré Lavezzi à l'issue de la rencontre.  

Gameiro répond présent

Autre grand bonhomme de cette rencontre, Kévin Gameiro a tout fait pour donner des scrupules à Carlo Ancelotti de l'avoir mis une nouvelle fois sur le banc malgré l'absence de plusieurs joueurs. Avec un but toutes les 96 minutes, l'attaquant parisien profite de ses moindres apparitions pour prouver qu'il constitue une alternative crédible sur le front de l'attaque. Très en jambe, obnubilé par le but, il s'est tout de suite entendu avec Lavezzi et le résultat n'aura pas tardé pas à se faire sentir. Avec un peu de réussite, son excellent travail de perforation a profité à Lavezzi et les compteurs étaient remis à zéro. A défaut d'être décisif, ce but aura permis à son équipe de se remettre dans le sens du but et de respirer un peu mieux. Plus sereins, les Parisiens sont finalement parvenus à gérer ce résultat sans concéder trop d'occasions.

"Un quart de finale de Ligue des champions, pour moi, c'est la première fois, se réjouit Gameiro. On s'est fait peur, s'ils en mettaient un deuxième on était éliminé. Ce n'était pas un grand match, mais l'important était de se qualifier. On sait qu'il faudra travailler très dur pour les prochains matches." Reste à savoir si ses performances suffiront à faire remonter sa cote dans l'esprit d'Ancelotti, qui semble en faire un choix par défaut. Mais ce soir, l'essentiel est ailleurs. 

Victor Patenôtre