Paul Pogba (Juventus Turin)
Paul Pogba (Juventus Turin) | MATTEO BOTTANELLI / NURPHOTO

L’Atlético, un modèle européen pour la Juventus

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Finaliste de la Ligue des champions la saison dernière, l’Atlético Madrid constitue une référence pour la Juventus Turin, dominatrice en Italie mais incapable de passer le premier tour de la C1 l’an passé. Les deux clubs s'affrontent ce mercredi soir (20h45) dans la capitale espagnole pour la 2e journée de la phase de groupes (groupe A).

Triple championne d’Italie en titre, la Juventus doit maintenant s’atteler à rehausser son prestige au niveau continental. Après un quart de finale perdu au printemps 2013 contre le Bayern (0-2, 0-2), les Bianconeri se sont fait surprendre dès la phase de groupes lors de l’édition suivante, devancés par le Real Madrid et Galatasaray. Le duo Drogba-Sneijder avait crucifié les Transalpins à trois minutes de la fin dans l’ultime match à Istanbul (1-0).

La Juve, un grand d'Europe en reconquête

Reversé en Ligue Europa, le grand club piémontais s’était ensuite frayé un chemin jusqu’aux demi-finales où il s’était incliné devant Benfica (1-2, 0-0) alors que la finale se déroulait au Juventus Stadium. Un échec mal vécu par Antonio Conte et ses troupes malgré le troisième scudetto consécutif.

Victorieux de la Ligue des champions en 1985 et en 1996, de la défunte Coupe des coupes en 1984, et de la Coupe de l’UEFA à trois reprises (1977, 1990, 1993), les Turinois espèrent retrouver les sommets européens dès cette saison même si l’effectif noir et blanc ne saurait soutenir la comparaison avec les cadors habituels (Real, Barça, Bayern, Chelsea).

L'équipe a peu changé

La Juve doit donc prendre exemple sur l’Atlético, un club disposant de moins de stars que les deux grands d’Espagne, mais qui a compensé par un fort collectif et par une rage de vaincre exceptionnelle. Les Colchoneros avaient éliminé le Milan, le Barça puis Chelsea en demi-finales avant de quasiment battre le Real en finale, Sergio Ramos égalisant à la 93e minute avant que les hommes de Diego Simeone craquent en prolongation (4-1).

La Juventus a conservé le même groupe, renforcé par les arrivées de Morata, Pereyra, Romulo et Evra. L’ossature de l’équipe type reste identique avec les Buffon, Barzagli, Giovinco, Marchisio, Pirlo, Pogba, Vidal et autres Tevez. Certains sont vieillissants, ce qui n’incite pas les observateurs à classer les Bianconeri parmi les premiers outsiders de la compétition.

Derrière les quatre derniers vainqueurs, favoris sans discussion, des formations comme le Borussia Dortmund, Arsenal ou l’Atlético font davantage figure d’épouvantails sur le papier. La Juve se situe à peu près au niveau du PSG, et un quart de finale serait déjà considéré comme une belle performance avant de recruter mieux pour viser plus haut. La génération Platini, sacrée en 1985, et la génération Del Piero, titrée en 1996, devront probablement attendre avoir d’avoir des héritiers.