Ligue des champions Bayern Atletico Juan Fran Alaba 052016
Juan Fran (Atletico) au duel avec David Alaba (Bayern) | AFP - Christian Kolbert / Anadolu Agency

L'Atlético résiste à un grand Bayern pour arracher la finale

Publié le , modifié le

L'Atletico Madrid s'est qualifié pour sa troisième finale de Ligue des champions après 1974 et 2014. Le club madrilène a sorti le Bayern Munich, en dépit de sa défaite 2-1 ce mardi à l'Allianz Arena en demi-finale retour. A l'aller, l'Atlético l'avait emporté 1 à 0. La finale aura lieu le 28 mai à Milan, et l'Atlético saura ce mercredi s'il affrontera le Real Madrid, comme en 2014, ou Manchester City (0-0 à l'aller). Antoine Griezmann a marqué un but décisif en égalisant à la 54e minute alors que les Bavarois menaient 1-0 sur une réalisation de Xabi Alonso. Les Allemands ont ensuite repris l'avantage à la 74e par Lewandowski mais ils ont échoué à inscrire le but de la qualification malgré une nette domination sur l'ensemble du match.

Le Bayern, nettement dominateur dans le premier acte, se procurait la première occasion de but à la 12e minute : sur un centre fuyant de Douglas Costa, Lewandowski déviait à peine le ballon qui filait à côté de la cage de Jan Oblak. Dans la foulée, Griezmann remisait pour Gabi dont le tir sans contrôle était bien capté par le vigilant Neuer. Le Bayern campait dans le camp adverse et Vidal sollicitait Oblak sur un tir cadré du gauche (17e).

Le Bayern marque mais rate le K.O.

Trois minutes plus tard, les Bavarois manquaient d’ouvrir la marque : sur un bon ballon par-dessus la défense de David Alaba, Thomas Müller –pourtant idéalement placé pour tirer- la jouait collectif et servait Lewandowski sur sa gauche. Le Polonais butait sur Oblak, impérial. Juste après, le portier colchonero repoussait un tir puissant de Franck Ribéry sur Lewandowski dont la reprise s’envolait au dessus de la barre. Comme la tentative de Lahm quelques instants plus tard.

La récompense arrivait peu après la demi-heure de jeu. Le Bayern obtenait un coup-franc plein axe à 20 mètres du but adverse. Xabi Alonso tirait du droit : le ballon traversait le mur et passait entre les jambes de José Gimenez (qui déviait même légèrement le cuir) pour tromper Oblak (1-0).

Les hommes de Pep Guardiola avaient même l’occasion de doubler la mise quelques instants plus tard mais ils échouaient. Ceinturé par le malheureux Gimenez, Javi Martinez levait les bras pour réclamer le penalty que lui accordait logiquement Monsieur Cakir. Thomas Müller le tirait côté gauche mais Oblak sauvait les siens en détournant le ballon (35e). Les deux équipes regagnaient les vestiaires sur ce score de 1-0.

Griezmann refroidit l'ambiance

Dès l’entame de la seconde période, l’Atlético douchait les espoirs locaux en inscrivant ce fameux but à l’extérieur qui compte double en cas d’égalité au score. Antoine Griezmann, guère en vue en première période, réalisait un joli une-deux avec Fernando Torres au nez et à la barbe de la défense rouge et surtout au détriment d’Alaba qui ratait son intervention pour laisser filer le Français vers la surface : l’attaquant des Bleus, parti à l’extrême limite du hors-jeu, ajustait parfaitement Neuer d’un tir du gauche parfait (1-1, 54e). Son 31e but de la saison, le 9e en Ligue des champions.

Le Bayern avait du mal à encaisser le coup. Il fallait attendre une frappe de Xabi Alonso pour inquiéter Oblak à la 67e. Deux minutes plus tard, sur une belle remise de Vidal, Lewandowski sollicitait le gardien slovaque qui stoppait sa tentative en deux temps. Mais il ne pouvait rien à un quart d’heure de la fin sur une belle action collective des Allemands : débordement sur le côté gauche et centre d’Alaba au second poteau. Vidal gagnait son duel avec Filipe Luis pour remiser de la tête sur Lewandowski qui catapultait le cuir dans les filets (2-1).

L'Atlético résiste jusqu'au bout

Malgré la domination bavaroise, les Matelassiers continuaient de sortir en contre-attaque. Sur l’une d’elles, l’Atlético se procurait un penalty pour une faute de Javi Martinez sur Fernando Torres en dehors de la surface : mais l’international espagnol le tirait (mal) comme Müller et Neuer se détendait bien pour éviter le K.O. (84e). Puis Jan Oblak sauvait de nouveau les siens en stoppant un tir d’Alaba dévié par Thomas Partey, le remplaçant de Griezmann (88e). Les ultimes secondes étaient insoutenables. Un dernier tir (au dessus) de Coman et l’Atlético Madrid tenait sa finale. Comme en 2014. Sur l’envie, le courage et le don de soi, ils ne l’avaient pas volée.

Grégory Jouin @GregoryJouin