Miranda James Rodriguez Atletico Real
Miranda (Atletico) tente de contenir James Rodriguez (Real) | JAVIER SORIANO / AFP

L'Atletico contient le Real

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Même s'il a globalement dominé l'Atletico sur sa pelouse en quart de finale de la Ligue des Champions, le Real Madrid n'a pas su creuser une différence probante avant le match retour à Santiago Bernabeu (0-0). Si tout reste à faire, les partenaires de Cristiano Ronaldo sont toutefois en ballottage légèrement favorable.

En dépit d'un ascendant psychologique incontestable (4 victoires en 6 confrontations cette saison face au Real), l'Atletico a longtemps semblé évoluer à l'extérieur. Pourtant portés par leur fabuleux public de Vincente Calderon, les Colchoneros laissaient, sciemment ou non, le contrôle du ballon à leurs voisins. Un jeu dangereux face à des individualités telles que Gareth Bale. Dès la 4e minute, le Gallois profitait d'une erreur de Godin pour venir défier Oblak en un contre un. Premier duel remporté par le portier de l'Atletico, le début d'une longue série. Inspirés, les hommes d'Ancelotti prenaient complètement de vitesse leurs rivaux et Bale, encore lui, mettait à nouveau Oblak à contribution (31e). 

Oblak en pleine lumière

Le subtil extérieur du pied de James Rodriguez, quelques minutes plus tard, connaissait le même sort que la frappe en force du britannique. C'en était peut-être trop pour les hommes de Diego Simeone. Une grossière relance de Sergio Ramos permettait à Griezmann de pivoter et tirer... dans les gants de Casillas (35e). Hormis ce sursaut d'orgueil, l'Atletico continuait pourtant de subir les rafales blanches et il s'en fallait d'un petit miracle, comme ce coup de tête de Benzema juste au dessus après un déboulé sur 60 mètres de Varane, pour que les locaux ne rejoignent pas les vestiaires avec un, voire deux, buts de retard à combler. Ils pouvaient remercier Jan Oblak, auteur de six parades décisive. En ligue des Champions, aucun autre gardien n'avait fait aussi bien en 45 minutes face au Real depuis 2000 !

Le discours de Simeone, à la pause, devait être musclé car ses joueurs revenaient avec d'autres intentions en seconde période. Plus appliqué dans la conservation du ballon, plus haut dans leur pressing, les "matelassiers" semblaient enfin sortir de leur torpeur. Signe d'une plus grande intensité dans les duels, Mandzukic se frottait à Sergio Ramos mais s'en sortait avec le nez en sang (50e). Si globalement l'Atletico subissait moins que lors de la première moitié de la rencontre, il peinait toujours à se montrer dangereux, si ce n'était sur cette tête de Turan qui passait à droite de la cage de Casillas (49e). Il restait surtout à la merci des inspirations des Meringue, toujours guidées par le pied magique de Modric. Moins en verve que le Croate, les Français Benezma et Griezmann cédaient tous les deux leur place à quelques secondes d'intervalle. Sans que le cours du match, dans un sens ou un autre, ne s'en trouve modifié. 

Déclarations : 

Jan Oblak (gardien de but de l'Atletico  Madrid, au micro de la télévision espagnole): "Je me suis senti à l'aise, comme  toute l'équipe. Nous avons beaucoup travaillé, dans un match très dur et  maintenant nous allons jouer le match retour dans une semaine. Bien sûr qu'on  veut toujours marquer et gagner, mais il est important de ne pas avoir encaissé  de but à la maison. (Sur le statut de favori) Je ne sais pas, le Real a une  grande équipe avec beaucoup de grands joueurs. Avec 0-0 nous verrons ce qui se  passe au prochain match. (Sur la suspension de Marcelo au prochain match côté  Real) Marcelo est un très bon joueur, mais le Real a des solutions pour le  remplacer."

Julien Lamotte