Le Parisien Draxler pris en sandwich par Mascherano et Rakitic
Julian Draxler aux prises avec les Barcelonais Rakitic et Mascherano | AFP - LLUIS GENE

La pression a emporté les Parisiens à Barcelone

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Pendant un peu plus d'une heure de jeu, le PSG a subi une énorme pression sur le terrain du Camp Nou, et s'est finalement incliné (6-1) pour une élimination surprise. Face aux Barcelonais, les Parisiens ont dû faire face à un déluge, sur le terrain face à des Catalans agressifs et buteurs précoces (3e), depuis les tribunes avec des socios chauffés à blanc. Un petit but, si important de Cavani à la 62e minute, a éteint l'incendie, momentanément, avant une fin de match incroyable où les Catalans ont inscrit trois buts après la 88e minute.

De l'engagement, de la conservation du ballon, de l'envie, et une pression insoutenable. Au Camp Nou, la pression annoncée s'est trouvée bien au rendez-vous des Parisiens. Avec ce milieu renforcé depuis deux matches, le FC Barcelone a prémédité un début de rencontre à même de lui offrir l'impossible. Le scénario a paru à l'inverse de celui du match aller, où les hommes d'Unai Emery avaient imposé un pressing assez haut, tout en contrôlant le ballon. Dans l'antre catalane, ils ont cette fois été dans le camp des dominés.

Fautes techniques, manque de mouvement, ils ont donné en plus des munitions pour être sous pression. 63% de possession de balle en première période, la domination a été totale.

Sur le terrain et dans les tribunes, après une semaine médiatique placée sous le signe de la "remontada", le bruit est assourdissant. Cela a eu sans doute un effet sur la prestation parisienne, notamment sur les deux buts encaissés sur des erreurs individuelles (Marquinhos et Trapp sur le premier de Suarez à la 3e minute, Marquinhos et Kurzawa sur le 2e à la 40e). Symbole: l'énervement d'un Matuidi et d'un Cavani notamment. Il est vrai qu'avec un but en tout début du match et un juste avant la pause, le cocktail était idéal pour les Barcelonais.

Vidéo: La première bourde du PSG en début de match

Et pour faire bouillir le Camp Nou, les hommes de Luis Enrique ont ajouté une bonne dose d'agressivité, à l'image d'un tacle par derrière de Pique sur Cavani (23e) lui valant un carton jaune, de ce contact musclé de Suarez sur Meunier avant que l'Uruguayen s'en prenne verbalement au Belge jusqu'à une remontrance de l'arbitre (27e), ou encore ce contact hors du jeu de Mascherano sur Cavani (42e). Au diapason, le public a rugi à chaque contestation parisienne.

Vidéo: La main de Mascherano, non sifflée

Et l'arbitre a été soumis à ce pressing populaire, avertissant très rapidement et dès leur première faute Matuidi (5e) et Draxler (14e), alors que Mascherano a bien touché de la main un centre de Draxler (8e) sans qu'il ne dise rien, avant d'avertir Cavani, quemandeur de carton pour Piqué qui l'avait empêché d'aller au but (42e).

Vidéo Le penalty généreux sur Neymar

Pendant 45 minutes, le PSG a affiché une certaine fébrilité, dans son jeu comme dans sa tête. A la 49e minute, l'arbitre de surface, qui n'avait pas vu la main de Mascherano en 1re période, trouvait dans une glissade de Meunier matière à un penalty sur Neymar alors que l'arbitre central avait refusé de l'accorder, transformé par Messi. Paris a eu l'occasion d'éteindre le volcan barcelonais, mais la reprise de Cavani a heurté le poteau (53e).

C'est après l'heure de jeu que le silence est tombé sur le Camp Nou, sur une reprise de Cavani victorieuse (62e). Le public s'est alors montré moins présent, moins pressant. Comme son équipe. Avec trois buts en plus à inscrire pour se qualifier, la mission est devenue plus qu'impossible. Et la fébrilité a changé de camp, à l'image de cette grossière faute de Neymar sur son ami Marquinhos (64e), ou de cette simulation grossière de Suarez pour obtenir un penalty (67e), pour deux cartons jaunes à la clé.

Vidéo: Le but de Cavani éteint les Barcelonais

Mais un coup franc de Neymar (88e), un penalty encore généreux sur Suarez (90+1) en toute fin de match ont rendu la fin de match une nouvelle fois irrespirable. Le but de Sergio Roberto (90+5) a totalement anéanti les Parisiens. Jamais aucune équipe n'avait remonté un tel handicap. Les Barcelonais l'ont fait, aux dépens des Parisiens. La différence ? Les Catalans ont été au rendez-vous, alors qu'aucun Parisien n'a réalisé une belle performance. 

Vidéo: Le but de Sergi Roberto transporte le Barça en quarts