Ronaldo Juventus
Cristiano Ronaldo (Real Madrid) face à Mario Mandzukic (Juventus Turin). | Adrian DENNIS / AFP

Ligue des champions : Juve-Real, comme un air de revanche

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Mardi, la Juventus accueille le Real Madrid pour le match aller des quarts de finale de la Ligue des Champions. Remake de la finale 2017, qui avait vu les Madrilènes remporter un deuxième titre d'affilée (4-1) sous l'ère Zidane, ce match devrait avoir une odeur de revanche pour des Turinois. Mais aussi un parfum de retour pour Zinedine Zidane, qui a joué cinq ans pour le Bianconeri entre 1996 et 2001. Les Merengue se déplacent au complet, même si Nacho, blessé, ne disputera pas la rencontre.

L'affiche entre la Juventus Turin et le Real Madrid, lance en majesté les quarts de finale aller de la Ligue des champions mardi, lors desquels le Bayern Munich devra se méfier de Séville en Andalousie. Juve-Real, c'était la finale de la saison dernière, lorsque le club espagnol s'était imposé 4-1. Mais l'équipe de Massimiliano Allegri est également la dernière à l'avoir éliminé, lors des demi-finales 2015.

Ronaldo-Buffon, acte II

Cette affiche sera l'occasion de voir à nouveau l'opposition entre deux monstres sacrés. Côté bianconero, le gardien et capitaine Gianluigi Buffon commande une équipe n'ayant encaissé que 5 buts depuis 25 matchs toutes compétitions confondues. Le portier italien (40 ans) devrait avoir un goût de revanche face à l'équipe qui l'a privé du dernier trophée manquant en club : la Ligue des Champions. Côté merengue, Cristiano Ronaldo, ménagé ce week-end, arrive lancé avec 23 réalisations sur ses 13 dernières sorties (club et sélection confondus).

Le Portugais, critiqué en début de saison pour son faible rendement à sa sortie de suspension de cinq matchs, a complètement inversé la tendance depuis. "Je crois toujours qu'il n'y a pas meilleur que moi, en tout cas sur le terrain. Quoi qu'on dise, il faut toujours voir grand.", rappelait le natif de Funchal (Madère) fin mars.

Moins explosif, Ronaldo (33 ans) a vu son rôle autant que son positionnement évoluer avec le temps. Autrefois ailier dribbleur à la pointe de vitesse supersonique, le Portugais est désormais un finisseur redouté, plus proche de la surface qu'auparavant. "Il a montré être très intelligent en changeant sa manière de jouer. Il dépense moins d'énergie parce qu'il joue dans une position plus offensive", redoute Buffon. Avec 21 buts marqués en 11 matchs en 2018 (dont 9 buts en 4 matchs en mars), "CR7" a retrouvé la carburation supersonique. Retour à la normale pour lui, en somme.

"Je suis devenu un homme à Turin"

Ce match aller aura une saveur encore plus spéciale pour un homme : Zinedine Zidane. Passée par la Vieille Dame entre 1996 et 2001 après Bordeaux, le technicien français revient sur la terre du club qui l'a fait exploser au plus haut niveau mondial. Il en garde un souvenir ému, malgré quelques oublis dans la langue transalpine. "Je suis devenu un homme à Turin. Je serai toujours juventino dans le corazon (coeur en espagnol, ndlr). Non, dans le cuore (coeur en italien, ndlr), excusez-moi.", racontait-il avant le match.

Si Zidane s'est révélé à Turin, il a également marqué ses contemporains, dont son coéquipier Antonio Conte (1991-2004)."Zidane était un pur talent, un fuoriclasse. On restait ébahis devant les choses qu'il faisait à l'entraînement et en match.", raconte l'actuel entraîneur de Chelsea. Le parfum du retour devrait donc flotter dans l'air de l'Allianz Stadium de Turin ce soir. Qui saura le mieux s'en accommoder ?

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