Leonardo Jardim, AS Monaco
L'entraîneur portugais de l'AS Monaco Leonardo Jardim | JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Jardim: "Monaco a le devoir de se qualifier"

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Monaco, qui se déplace mercredi à Saint-Petersbourg pour la 2e journée de Ligue des champions, "se fait le devoir" de se qualifier pour les 8e de finale mais s'attend à "un match ompliqué" face à une équipe du Zenit "qui va encore se concentrer sur l'attaque", selon son entraîneur Leonardo Jardim.

Avez-vous deux équipes, une pour le championnat et une pour la Ligue des  champions et allez-vous aligner une équipe plus défensive mercredi soir?
Leonardo Jardim:
"Comme toutes les équipes qui disputent la Ligue des champions, nous  avons bien sûr une certaine variante dans notre jeu pour cette compétition.  Nous allons, surtout en attaque, montrer un jeu un peu différent par rapport au  championnat".
   
Le Zenit est-elle l'équipe la plus forte de ce groupe C? Vous a-t-elle  fait forte impression lors de sa victoire à Benfica? (2-0)
LJ:
"Le groupe réunit trois autres équipes très fortes. Benfica a atteint la  finale de la Ligue Europa. Les deux autres, le Zénit et le Bayer Leverkusen,  ont aussi disputé des finales européennes. Mais notre équipe se met en devoir  de sortir de ce groupe pour atteindre les 8e de finale. Ce sera un match  compliqué, mais Monaco est programmé pour ce genre de matches".

"Le Zenit a des joueurs de talent"​ 

Vous avez observé les derniers matchs du Zenit, quelle est la recette  pour les battre? La météo automnale (environ 10 degrés) leur est-elle favorable?
LJ: "En ce qui concerne le temps, il est bon, le gazon est en état parfait, les conditions sont excellentes pour jouer. Ils ont un entraîneur que je connais bien, c'est un ami. Je connais certains joueurs qui ont joué au  Portugal, comme Danny, qui a beaucoup évolué depuis qu'il est au Zenit. Il y a  aussi Witsel ou Javi Garcia qui ont joué au Portugal, ce sont des joueurs de  talent. Ils proposent un jeu offensif, ils vont attaquer demain mais cela ne  veut pas dire que cela ne nous réservera pas des opportunités pour  contre-attaquer".
   
Vous connaissez bien votre homologue l'entraîneur portugais André  Villas-Boas, cela peut-il vous aider à contrer le Zenit?
LJ:
"Je connais bien André, nos relations ont été très bonnes. Mais  concernant la préparation des deux équipes, je ne peux pas dire que la  connaissance du jeu de l'autre entraîneur puisse être déterminante pour pouvoir  les contrer".

"On pensera au PSG après-demain"  

Vous rencontrez le Paris SG dès dimanche. Cela change-t-il votre  approche de ce match européen?
LJ:
"Quand on a des matchs aussi importants que celui de demain (mercredi),  on ne peut pas sérieusement penser au match suivant. En ce qui concerne les  joueurs, c'est sûr ils y pensent, mais on réfléchira au plan de jeu contre le  PSG après la rencontre de demain".
   
Comment traversez-vous cette période où, après trois victoires, vous  avez de nouveau chuté, contre Nice? Après Montpellier (1-0), les joueurs se  sont dit fatigués...
LJ:
"On a gagné trois matchs de suite. Quand une équipe gagne trois matchs  de suite on pense qu'elle est en parfaite forme morale et physique, et quand on  perd trois matchs on dit le contraire. Mais ce n'est pas cela le travail de  l'entraîneur, c'est de préparer l'équipe sur le long terme".
   
Le Spartak Moscou a obtenu le nul dimanche à Saint-Petersbourg (0-0),  interrompant la série de victoires du Zenit. Y avez-vous décelé des éléments  qui puissent vous aider?
LJ:
"Ce que m'enseigne ce match, c'est que cela confirme que malgré ce match  nul, le Zenit est en très grande forme et, demain, va se concentrer sur  l'attaque".

AFP