Inquiet, Lyon joue sa survie en Ligue des champions

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Auteur·e : Romain Bonte
Maxwel Cornet, face au Zenit, le 27 novembre dernier
Maxwel Cornet, face au Zenit, le 27 novembre dernier en Ligue des champions | AFP

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Entre une qualification en huitième de finale de Ligue des champions, une troisième place synonyme de Ligue Europa ou tout simplement l'élimination, tout peut arriver à l'Olympique Lyonnais qui joue sa survie en Coupe d'Europe, mardi face à Leipzig. Mais le club ne respire pas la sérénité...

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Sans certitude. S'ils ont bien retrouvé quelques couleurs en championnat grâce à Nîmes (0-4), les Lyonnais ne sont pas encore tout à fait rassurés à l'heure où leur avenir européen se décide. Opposés à Leipzig mardi lors de la dernière journée de la phase de poules de la Ligue des champions, les Rhodaniens doivent s'imposer pour avoir la certitude de jouer les huitièmes de finale.

La donne a changé depuis la défaite face au Zenith (0-2). Dans ce groupe G, tout reste possible. Même s'ils sont troisièmes, les hommes de Rudi Garcia gardent les cartes en main, sachant qu'un succès leur permettrait de valider leur billet pour les huitièmes de finale. Il n'existe qu'un autre cas de figure pour voir Lyon continuer en C1 : un nul face à Leipzig, assorti d'un succès de Benfica face au Zenith.

Si les deux matches se soldent par un nul, l'équipe russe resterait devant l'OL, à la faveur de la différence de buts particulière. Lyon serait alors reversé en Ligue Europa. Le club français peut également se retrouver en C3 s'il perd contre Leipzig et que le Zenith ne perd pas à Benfica… En conclusion, les Lyonnais ont tout intérêt à s'imposer pour ne pas s'éviter une énorme frustration, comme l'a rappelé Rudi Garcia hier en conférence de presse : "Gagner est la seule option qu'on veut envisager."

Avant d'affronter l'actuel deuxième de Bundesliga, Lyon est toutefois loin de donner des garanties sur son état de forme. Avec sa modeste 7e place en championnat, l'OL ne fait plus peur. Plombé par un mauvais début de saison, le club a bien du mal à rebondir. L'arrivée de Garcia n'a pas eu encore l'effet escompté dans le jeu. La large victoire à Nîmes est plus due à un adversaire trop maladroit, qu'à la qualité du jeu rhodanien. A court d'idées, se contentant bien trop souvent d'enchaîner les centres et les frappes sans mettre en place une réelle organisation, les Lyonnais manquent d'un véritable schéma de jeu.

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Une défense fragilisée

Pour ne rien arranger, le coach doit composer ce mardi avec un effectif réduit. Les latéraux Léo Dubois (lésion au genou gauche), Youssouf Koné (opéré de la cheville) ne seront pas du rendez-vous, et le doute subsiste pour Rafael, touché à la cheville samedi. Il en va de même pour Marçal, qui souffre toujours de ses adducteurs. Hier en conférence de presse, Rudi Garcia n'a pas été beaucoup plus rassurant sur l'état de santé de ses latéraux : "On a ces interrogations à lever, j'espère les avoir à disposition. Si on ne les a pas, il va falloir être inventif." La défense lyonnaise étant fébrile, le club devra miser essentiellement sur son attaque pour tenter de glaner cette qualification. Si tel était le cas, l'OL, qui détient déjà le record de participations aux huitièmes de finale, ajouterait une 11e présence à ce stade de la prestigieuse compétition. Mais c'est loin d'être gagné.