Zlatan Ibrahimovic Edison Cavani PSG
Zlatan Ibrahimovic (PSG) | FRANCK FIFE / AFP

Ibrahimovic plane sur Anderlecht

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Grâce notamment à un quadruplé de Zlatan Ibrahimovic, le Paris Saint-Germain a surclassé Anderlecht (0-5) lors de la 3e journée de Ligue des Champions. Le club parisien a presque les deux pieds en huitième de finale. Dans l'autre match de ce Groupe C, Benfica et l'Olympiakos ont fait match nul (1-1).

"J'espère que le PSG nous sous-estimera" avait prévenu John von den Brom avant le match. Hélas pour lui, le club parisien n'a pas pris les Belges de haut. Sérieux et appliqués, les hommes de Blanc ont de plus rajouté le petit grain de folie qui fait les grandes victoires. Ce "petit" grain mesure précisément 1,95m. Zlatan Ibrahimovic a illuminé le match de son génie. En état de grâce, le Suédois n'a jamais semblé aussi fort qu'à 32 ans. Impérial, il vient d'inscrire neuf buts lors de ses quatre derniers matchs et ses récentes performances pourraient bien le replacer dans la course au Ballon d'Or. 

Cela avait pourtant commencé par un énorme raté. Parfaitement lancé, et seul face au gardien, Ibrahimovic manque pourtant son contrôle, puis sa frappe. Quasiment les deux seuls gestes qu'il n'aura pas réussi de la soirée. Car, dès la 17e minute, 'l'Ibra circus" plante son chapiteau. Seul à la réception d'un service caviar de van der Wiel, le Suédois ouvre le score d'un plat du pied à bout portant (0-1, 17e). Un but tout fait. Une simple mise en route en fait. Car, quelques minutes après cette ouverture du score, on prend les mêmes, van der Wiel au centre et Ibrahimovic à la finition, sauf que cette fois, le n°10 parisien ajoute une petite fioriture dont il a le secret en reprenant l'offrande façon "Madjer" (0-2, 22e).

Le Roi Ibra

Et le crescendo se poursuit jusqu'à l'apothéose de la 36e minute, quand, aux 25 mètres, Ibra expédie une frappe sans contrôle en pleine lucarne de Kaminski (0-3). C'en est trop pour les spectateurs du Stade Constant Vanden Stock qui se lèvent tous pour saluer la performance d'extra-terrestre à laquelle ils ont la "chance" d'assister. Rare de voir le public d'une équipe applaudir la performance d'un adversaire. Mais rare aussi est Zlatan...

Pas despote pour autant, Ibrahimovic permet à son compère Cavani d'y aller de son but dès la reprise (0-4, 52e). Bien lancé par Matuidi, l'Uruguayen brille à son tour mais le Roi Ibra reprend vite la lumière en réalisant, d'une frappe croisée superbe, un incroyable quadruplé (0-5, 62e). Il aurait pu, en fin de rencontre, devenir le 2e joueur à inscrire 5 buts dans un match de Ligue des Champions après un certain Lionel Messi, mais ce joueur n'aime pas être comparé aux autres. 

Déclarations : 

Laurent Blanc (entraîneur du Paris SG):  "C'était un très bon match avec beaucoup de choses positives dans tous les  secteurs de jeu. On voulait confirmer nos deux premières victoires et le match  référence face à Benfica. Les joueurs ont été appliqués et techniquement ils  ont été au niveau de ces derniers temps. Il y a tout eu ce soir. C'était le  match parfait. Ibrahimovic est dans une excellente forme et marque beaucoup de  buts. Ses quatre buts de ce soir sont exceptionnels. Difficile de dire quel  était le plus beau. Mais j'apprécie surtout sa disponibilité dans le jeu. Il  fait des efforts de replacement qui me plaisent beaucoup. Il prend beaucoup de  plaisir dans ce groupe. Zlatan est une locomotive pour l'équipe. Il nous tire  vers le haut. Faisons nous partie des favoris de la compétition ? C'est à vous  (journalistes) de le dire... Ce qui est sûr c'est que gagner la C1 est un rêve  pour tous mes joueurs et pour les dirigeants. Mais c'est un objectif  difficile... Il faut y aller par paliers. Et le premier palier c'est de  terminer premier du groupe".

Julien Lamotte